NOTA.   113                                                                                                                                          

Le déséquilibre de la flore intestinale peut aussi être causé par des toxines exogènes, c'est-à-dire venant de l’extérieur. Par exemple les toxines libérées par certains champignons microscopiques peuvent générer des pulsions pour les aliments sucrés ou altérer le fonctionnement cérébral….

A la faveur d’une porosité excessive de la muqueuse intestinale, comme on vient de le voir pour x raisons, des macromolécules (grosses molécules alimentaires non encore complétement digérées), mais aussi toutes sortes de toxiques, toxines et bactéries vont traverser cette muqueuse et se retrouver pour une part au niveau sanguin.

Lorsqu’un antigène (toxique divers) est détecté par le système immunitaire, un anticorps va intervenir pour le « neutraliser »

1 anticorps + 1 antigène = complexe immun.

Ce complexe immun va par la suite être détruit par le système immunitaire. Mais s’il y a trop de complexes immuns, ces derniers peuvent se déposer sur un organe. Cela va provoquer de l’inflammation. Le système immunitaire en voulant détruire ces complexes immuns en quantité importante, va provoquer une maladie auto-immune car en détruisant les complexes immuns il détruit en même temps les tissus de l’organe où se situe l’inflammation causée par ces complexes immuns. 

Le Docteur Roger Mussi auteur de l'excellent livre : « Je mange ce qui me réussit » soigne ses patients grâce à la recherche des aliments qui peuvent s'avérer toxiques pour chacun d'eux, conjointement à la restauration de flore et de la muqueuse intestinale mais aussi par l'apport de compléments alimentaires lorsque cela s'avère nécessaire.

Le Docteur Mussi à recours à des tests qui analysent les intolérances alimentaires et qui sont déconseillées avant 3,4 ans, le système immunitaire étant à cet âge encore immature. Dans ce cas, les tests seront pratiqués sur la maman avec un questionnaire sur les habitudes alimentaires de l'enfant.

Ce Docteur propose de retirer les aliments allergisants pendant au moins 6 mois puis de les réintroduire 1 fois par semaine. Puis, si l'on observe aucun symptôme, passer progressivement à deux fois par semaine et ainsi de suite. S’il y a des réactions allergiques, alors un arrêt d'un an de plus de la consommation de ces aliments est conseillé.

Comme le précise ce médecin, si aujourd'hui cette approche de la santé (grâce à la nutrition et au bon fonctionnement intestinal - flore et muqueuse -) n'est pas reconnue officiellement par la science d'aujourd'hui, c'est tout simplement parce qu'il n'y a aucun protocole - selon les règles de la science avec protocole en double-aveugle etc. - qui n'est été mis au point et validé par la communauté scientifique, par manque de financement.

Ce manque de financement peut s'expliquer par l'absence de médicament ou de brevet « lucratif » qui pourrait déboucher à l'issue de telles études.

On peut toutefois noter que de nombreux médecins, chercheurs, naturopathes, hygiénistes, etc., ont obtenu depuis des décennies des résultats qui déconcertent la science officielle, tout simplement en axant leurs corrections et leurs conseils sur la qualité de la  nutrition,  mais aussi sur la qualité des processus de digestion et l'équilibre du microbiote intestinal qui jouent un rôle important sur la qualité de filtration (ni trop - ni pas assez) de la muqueuse intestinale. En fait il n'y a absolument rien de miraculeux ou qui s'apparenterait à du charlatanisme comme certains pourraient le laisser penser. Mais simplement une logique implacable entre la qualité alimentaire, la qualité des processus de digestion, la qualité de filtration des nutriments par la muqueuse intestinale, la qualité du fonctionnement hépatique et le degré de notre état de santé.

Il existe des tests biologiques permettant de détecter les aliments susceptibles de provoquer des réactions allergiques à effets immédiats ou retardés. Ainsi on pourra tester selon le choix un certain nombre d'aliments : 22, ou 44 ou 90 ou 180 ou 269. Ce test vous permettra de connaître les aliments dont votre sensibilité est Normale, Élevée ou Très Élevée. Si on veut bien faire les choses et pour ne pas « rater » un aliment auquel on est sensible il est recommandé de faire le test à 269 molécules. Le prix est aux alentours de 500 euros (en 2017) et donc c'est un choix pas toujours évident à faire pour bien des gens.

Pour ceux qui ne peuvent s’offrir ces tests, il est possible de demander à son médecin généraliste un RDV avec un allergologue. Ce dernier dans différents cas peut vous « prescrire » un test remboursé par la sécurité sociale et qui portent sur une vingtaine d’aliments. Même s’il n’est pas très complet il peut être favorable dans un premier temps de le faire.

Avant d’aller plus loin, il peut être intéressant ici d’évoquer les réactions immunitaires croisées. Comme le précise Julien Venesson, lorsque l’on est allergique aux pollens de bouleau par exemple, on peut constater dans différents cas une allergie aux abricots, kiwi ou noix.

Comment cela s’explique ?

Certaines protéines du kiwi sont structurellement très proches des protéines de pollen de bouleau. Ainsi si pour x raison on est allergique à ces pollens, l’organisme peut considérer les protéines du kiwi comme des antigènes et provoquer une réaction immunitaire à leur encontre.

Autre exemple de réaction croisée.

Si une personne digère incorrectement le lait, des protéines du lait telles que l’insuline bovine, peuvent traverser la barrière intestinale à la faveur d’une porosité excessive pour x raisons. Cette insuline bovine va immédiatement être considérée comme un antigène, c’est-à-dire une substance appartenant au non soi. Dans ce cas-là tout rentre dans l’ordre.

Mais dans d’autre cas, l’organisme n’arrive pas à distinguer ou à faire la différence entre cette insuline bovine et celle produite par l’organisme. Dans ce cas-là, au lieu de ne détruire que l’insuline bovine considérée comme un intrus ou un antigène, l’organisme va considérer l’insuline de l’organisme (le soi) comme un corps étranger (le non soi). Cela peut provoquer la destruction de l’insuline et même du pancréas, organe qui produit l’insuline. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune.

Selon le Docteur Roger Mussi, les vrais responsables des allergies alimentaires se trouvent dans les allergisants « très élevés » en termes de réactions immunitaires comme le gluten et les produits laitiers. Le gluten s'avère pro-inflammatoire pour bien des gens.

Parallèlement au bien-fondé de ces recherches sur les réponses immunitaires que provoque la consommation de différents aliments, certains thérapeutes émettent l'hypothèse que l'on pourrait se passer de ces tests de tolérances alimentaires, si l'on respectait toutes les règles pour favoriser une bonne digestion associée à l'éviction des produits laitiers et au gluten (qui s'avère nécessaire dans bien des cas) ainsi que différentes mesures pour assurer le retour à l'équilibre de la flore intestinale et la restauration de la muqueuse intestinale (prise de certains compléments alimentaires comme la glutamine entre autres).

La Doctoresse Kousmine, ou le Docteur Seignalet ou l'hygiéniste André Passebecq ou encore le naturopathe Robert Masson, ont contribué à la guérison (preuves scientifiques et témoignages à l'appui), de nombreuses personnes atteintes dans différents cas, de maladies considérées officiellement comme incurables telles que la sclérose en plaques ou la maladie de Crohn, etc. Ces résultats ont été obtenus sans l'utilisation de tests de tolérances alimentaires et donc sans l'éviction d'autres aliments que le gluten ou le lait. Dans certains cas particuliers, même ces évictions n'ont pas été recommandées.

(À ce propos lire les livres de la Doctoresse Kousmine : « Sauvez votre corps » ou « Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus ».

Réflexions.                                                                                                                     

Différentes personnes pourront être tentées de suggérer l'idée qu'aujourd'hui de tels résultats ne sont plus vraiment possibles en raison de l'accroissement phénoménal de la pollution depuis quelques décennies. Même si l'accroissement constant de la pollution sous de nombreuses formes est une réalité incontestable, affirmer que de tels résultats en termes de santé ne peuvent plus être obtenus ne reflète pas la réalité.

Il n'est surtout pas question ici de prétendre que l'on peut guérir de toutes les maladies réputées incurables. Car comme cela a été déjà signalé, ce n'est jamais un thérapeute qui guérit un malade ou une maladie. Par contre lorsque l'on supprime toutes les causes à l'origine de diverses pathologies et qu'en parallèle on place l'organisme dans des conditions où les fonctions d'homéostasie (processus de régulation des constantes biologiques) peuvent de nouveau s'exprimer véritablement par une nourriture saine et adaptée, conjuguée avec le respect de tous les facteurs de santé, alors le corps va tendre vers la restauration de son intégrité tout autant que cela est possible compte tenu de « l'histoire » singulière d'une personne en particulier.

Le simple fait d'avoir une petite écharde dans le doigt ou une petite coupure va générer toute une série d'action de la part de l'organisme pour favoriser la restauration de l'intégrité du tissu lésé. Cette simple écharde ou coupure malgré son aspect bénin, pourrait être à l'origine d'un désastre pour l'organisme si ce dernier n'avait pas entrepris toute une série de mécanismes biochimiques pour favoriser le retour de son intégrité.

Que devrait-on penser de l'attitude d'une personne au moment où le corps serait en train de concentrer ses efforts à éliminer une petite écharde ou les conséquences d'une petite coupure, qui s'enfoncerait des dizaines et des dizaines d'échardes sans arrêt dans son doigt ou encore se ferait des dizaines et des dizaines de petites coupures de manière incessante ?

Même si cet exemple pourrait apparaitre extravagant pour certains, c'est un peu ce qu'il se passe lorsque l'on répète du matin au soir des actions qui sapent nos défenses immunitaires et contrecarrent de manière constante les processus de restauration de l'intégrité de notre organisme.

Dans ce cas d'espèce, le bon sens consisterait à cesser d'être à l'origine de multiples coupures ou échardes dans le doigt et en parallèle à apporter à l'organisme tout ce dont il a besoin pour assurer les mécanismes inflammatoires normaux (douleurs, rougeurs, gonflements ; ni trop ni -pas assez) qui contribuent au contexte biochimique de la restauration de la partie blessée, ainsi que les réactions du système immunitaire (ni trop - ni pas assez)  pour empêcher que des antigènes ou corps étrangers n'infectent l'organisme.

Si la Doctoresse Kousmine ou le Docteur Seignalet ont obtenu des résultats qui semblaient impossibles dans certains cas par bien des personnes, c'est justement parce qu'ils ont étudié et respecté les mécanismes qui sont à l'origine de la maladie et de la restauration de l'intégrité du corps.

On pourrait penser que c'est osé de comparer les conséquences d'une simple coupure ou écharde dans le doigt avec les conséquences d'une très grave maladie, mais à y regarder de plus près, même si l'on n’est pas toujours capable d'expliquer toutes les interactions qui se produisent dans les processus morbides à l'origine de graves maladies, le non-respect du bon sens et des facteurs de santé nous permet d'appréhender très souvent ce qui se joue en coulisse dans la genèse de bien des pathologies graves.

Toutes ces suggestions et réflexions ne sont pas proposées ici pour désormais s'affranchir des compétences médicales classiques et croire que l'on peut guérir toutes les maladies quel que soient le contexte ou le degré d'atteinte d'une pathologie.

Commentaire d’Éric Darche.                                                                                                                                     

On pourrait émettre l'hypothèse suivante, pour essayer d'expliquer ce qui vient d'être énoncé à propos des tests de tolérance alimentaire.

Lorsqu’on fait un tel test, on recherche les aliments susceptibles de créer des réactions immunitaires, puis on les élimine. Par la suite en principe on constate la suppression des symptômes d'allergies. Très souvent cela est pratiqué en parallèle à des mesures favorisant la restauration de la muqueuse intestinale et l'équilibre du microbiote ou de la flore intestinale.

Comment les différents thérapeutes énumérés ci-dessus ont pu obtenir la suppression des symptômes voire la guérison de troubles de santé graves sans pour autant supprimer dans bien des cas d'autres aliments que le lait ou le gluten (mais pas toujours d'ailleurs) ?

On sait que le lait et le gluten sont des aliments qui provoquent des réactions d'allergies très importantes chez nombre de personnes mais pas chez tout le monde, pourquoi ?

La digestion du lait et du gluten pose un problème particulièrement lorsque l'enzyme nécessaire à les digérer est absente ou entravée dans son fonctionnement par des métaux lourds comme le mercure par exemple.

Si les enzymes digestives ne sont plus bloquées dans leur fonction par des métaux lourds, on peut penser que la digestion de certains aliments comme le lait ou le gluten pourraient de nouveau avoir lieu, au moins en théorie et dans différents cas. C'est en tout cas ce que suggèrent les travaux de l'association Stelior en Suisse. La responsable de cette association a soigné son enfant atteint de troubles de santé très graves comme l'autisme grâce entre autres à des processus de chélation des métaux lourds. Son fils était allergique au gluten et aux produits laitiers.

Lorsque la digestion de ces aliments est entravée, il va subsister des MIT ou Métabolites Intermédiaires Toxiques qui normalement sont métabolisées et disparaissent de la circulation. Par contre si ces MIT restent dans le sang, elles vont être à l'origine de diverses maladies spécifiques que l'on va attribuer à une « intolérance » aux produits laitiers ou au produit au gluten par exemple.                                 

D'autre part, différentes causes liées entre autres à des troubles digestifs vont être à l'origine de la dysbiose intestinale, et de la porosité excessive de la muqueuse intestinale qui laissera passer toutes sortes de molécules insuffisamment digérées (macromolécules). Ces dernières étant considérées comme des molécules antigènes, vont provoquer une réaction inflammatoire et donc des maladies à distance.

Ainsi on comprendra mieux pourquoi si l'on supprime les allergènes alimentaires majeurs comme le gluten et le lait et qu'en parallèle on contribue par différentes mesures à l'élimination ou la chélation des métaux lourds, qu' on restaure l'équilibre de la flore intestinale ainsi que l'intégrité de la muqueuse intestinale le tout associé à des mesures favorisant d'excellentes fonctions hépatiques ainsi qu'une excellente digestion à partir d'aliments sains ; les différents thérapeutes énumérés plus haut, (La Doctoresse Kousmine, le Docteur Seignalet, l'hygiéniste André Passebecq ou encore le naturopathe Robert Masson,) ont pu obtenir des résultats remarquables et durables même chez des personnes atteintes de maladies incurables.

En effet si la muqueuse intestinale est restaurée (plus de trou et donc plus d'antigène ou de macromolécules toxiques qui se déversent dans le sang) et qu'en parallèle les mécanismes digestifs et enzymatiques sont restaurés (plus de MIT ou Métabolites intermédiaires toxiques) alors on n'assistera plus à des réactions allergiques exactement comme cela se passe par la suppression des aliments détectés comme allergisants par les IgE et les IgG particulièrement.

Tout ceci n'est pas une critique au test de tolérance alimentaire qui peut contribuer indubitablement à une élimination des symptômes de différentes maladies très rapidement. Cependant l'exclusion d'aliments allergisants doit toujours se faire conjointement avec la restauration de l'équilibre de la flore intestinale, de la muqueuse intestinale et de tous les paramètres assurant une excellente digestion. »       

Fin du commentaire d’Éric Darche.                                                                                                                         

      Fin du Nota.

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