NOTA. 132 cours 4 

Ce Nota, est particulièrement technique et scientifique.                                                                             

Le naturopathe-hygiéniste ne devra pas s'en formaliser ou avoir une réaction de rejet. Cette partie n'est pas indispensable au cours, mais elle est proposée à destination des personnes qui souhaitent bénéficier d’une approche très pointue et scientifique.

La vitamine B1 (thiamine) dont la forme active est le pyrophosphate de thiamine (TPP) est le coenzyme de la pyruvate décarboxylase Elle est activée par phosphorylation avec de l’ATP (Adénosine Tri Phosphate) et du magnésium et optimise le rendement énergétique.

 

Elle joue un rôle majeur dans le métabolisme glucidique, au niveau de la glycolyse, permettant dans la mitochondrie l’entrée du pyruvate dans le cycle de Krebs.

 

La thiamine permet ainsi l’utilisation du glucose, carburant notamment essentiel du cerveau. Le cervelet est l’organe qui consomme le plus de thiamine. Elle est nécessaire à la synthèse d’acétylCoA et favorise la transformation du glucose en acides gras.

 

La vitamine B1 intervient également dans le métabolisme énergétique des acides aminés en plus des glucides d’où son rôle indispensable dans le fonctionnement cérébral. Enfin, elle est nécessaire à la synthèse de l’acétylcholine et participe à la transmission de l’influx nerveux. En bref, un apport suffisant en vitamine B1 (thiamine) est important dans la mesure où celle-ci joue un rôle essentiel dans le métabolisme énergétique global.

 

La synthèse des acides nucléiques (Acide DésoxyriboNucléique (ADN) et Acide RiboNucléique (ARN)) ; la conduction des impulsions nerveuses.

 

Carence : Cette vitamine est connue historiquement en Extrême-Orient, à cause de sa carence qui provoque le Béribéri (signifiant en malais « je ne peux pas, je ne peux pas ») résultant d’une consommation quasi exclusive de riz blanc.

 

L’élément manquant était une amine, nécessaire à la vie d’où le nom de vitamine. Cette carence se caractérise par une neuropathie périphérique, une asthénie et une atrophie musculaire. Peuvent s’y ajouter une insuffisance cardiaque, des œdèmes et une anorexie.

 

Dans notre société de consommation, les alcooliques et les mangeurs de fast-food sont les groupes à risque de déficit en vitamine B1. Ceci est expliqué par la surconsommation de glucides qui entraîne sa surutilisation.

 

La « déprime des buveurs de sodas et des mangeurs de gâteaux » se corrige alors par un apport en vitamine B1 favorisant une meilleure utilisation du glucose.

 

Lors d’une alcoolisation excessive, l’absorption de cette vitamine est diminuée et c’est le cervelet qui s’en trouve le premier à en être dépourvu. Les troubles de la coordination en sont d’ailleurs les signes caractéristiques. Les cellules cardiaques souffrent également d’un déficit en thiamine et l’acide lactique qui s’accumule peut-être à l’origine d’une acidose lactique.

L’encéphalopathie de Gayet-Wernicke (confusion, ataxie, ophtalmoplégie, nystagmus) et le syndrome amnésique de Korsakoff (amnésie antérograde, fabulations) sont d’autres troubles neurologiques liés à une carence aiguë sévère en thiamine.

 

La carence en vitamine B1 est également favorisée par la grossesse, les syndromes de malabsorption, l’hémodialyse et certains diurétiques comme le furosémide. Certains aliments contiennent des substances anti-thiamiques, il s’agit de thiaminases qui hydrolysent la thiamine. Ce sont les poissons crus, les coquillages crus, le café (même décaféiné) et le thé.

 

L’absorption de la vitamine B1 en est donc réduite.

 

Le besoin est directement dépendant de la quantité de glucides ingérés puisqu’il n’y a pas de stockage de vitamine B1 dans l’organisme. Tout excès en vitamine B1 est éliminé par les urines, une surcharge est alors improbable.

 

Sources alimentaires : Les aliments les plus riches en vitamine B1 sont de loin la levure de bière puis les germes de céréales et dans une moindre mesure les noisettes, les arachides séchées, les légumineuses et les céréales complètes.

 

Dans les apports animaux, on la trouve dans le porc (10 fois plus riche en vitamine B1 que dans la viande de poulet ou de bœuf), les abats, les œufs et le lait.

 

La congélation ne modifie pas la teneur en B1. Le thé et le café réduisent son absorption. Cette vitamine est dégradée par la chaleur et sa teneur est diminuée de 10 à 30% par la cuisson. Cette perte des aliments en vitamine B1 peut atteindre 80% en cas d’ébullition (passage de la vitamine B1 hydrosoluble dans l’eau de cuisson que l’on jette ensuite). (Source Hall archives ouvertes.)                                                                                                                                                    

Fin du Nota.

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