NOTA 139 cours 4

Rappel sur la démarche à observer à propos des compléments alimentaires en général

 

En règle général,e quelle que soit la molécule que l’on recherche, ne recourir qu’à des compléments alimentaires constitués de molécules naturelles à 100 %. Autrement dit, qui ne contiennent que des substances d’origine naturelle comme la propolis, le pollen, les algues, les champignons, les plantes extraites sans solvant de synthèse ni nanoparticule, etc.

 

Dans différents cas, on trouve des compléments alimentaires qui associent des molécules naturelles et des molécules de synthèses... ! Des doses élevées de vitamine B12 de synthèse (cobalamine) que l’on retrouve dans certains compléments alimentaires peuvent sur le long terme augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral.

 

Dans certains cas cela peut être à l’origine d’angines de poitrine.

À ce propos, on peut citer à titre d’exemple la vigilance des excellents laboratoires Holistica (Réf : 01) qui ne proposent que des plantes et substances naturelles concentrées, sans additifs de synthèse.

 

Cela est proposé afin de vous préciser qu’il y a un risque réel à utiliser des compléments alimentaires qui utilisent trop souvent (en totalité ou partie) des molécules d’origine synthétique, souvent fortement dosées mais obtenues par des procédés intégrant des solvants de synthèse. Voire dans certains cas des molécules issues de la nanotechnologie, sous le prétexte marketing d’augmenter l’assimilation.

 

Ou encore d’y ajouter des colorants ou autres conservateurs, alors que les plantes ont largement démontré leur efficacité, préparées naturellement, sans avoir besoin de recourir à ces artifices. Pour ceux qui le souhaitent, on peut aussi avoir recours à un complément alimentaire naturel apportant de la vitamine B12 tel que Oemine Magnésium Huître du laboratoire Phytobiolab. C’est une association de magnésium marin et de lyophilisat d’huîtres de Bretagne.

 

Les huîtres apportent de la vitamine B12 et de la taurine, selon le docteur Paul Dupont. On pourra aussi avoir recours à un complément alimentaire apportant tous les besoins en vitamines B dont la fameuse B12 et uniquement d’origine naturelle, sans aucune source animale. (Réf : 32)

Fin du Nota.

Et

NOTA

Témoignages à propos de la vitamine B12.

 

À propos de la présence suffisante de vitamine B12 dans le sang de personnes végétariennes ou végétaliennes, voici le témoignage d’un homme, médecin depuis plus de 28 ans et végétalien lui-même depuis 20 ans :

 

 « La vitamine B12, comme la vitamine K2 et la vitamine D sont des vitamines à synthèse endogène, les vitamines B12 et K2 étant synthétisées par les bactéries intestinales. L’expérience montre que des personnes qui suivent un régime végétalien depuis plusieurs dizaines d’années ont un taux de vitamines B12 normal.

 

Après trois années de végétalisme strict, un patient âgé de 57 ans, médecin de profession, à qui je n’avais prescrit aucune supplémentation vitaminique durant cette période pour des raisons médicales, a fait redoser lui-même son taux de vitamine B12 à cause de l’angoisse qui règne à ce sujet dans l’orthodoxie médicale : le taux de vitamine B12 dans son sang était toujours normal à 292 pg/ml (pour une normale de 197 à 866). Les réserves hépatiques en vitamine B12 peuvent durer plusieurs années.

 

Cependant, trois conditions peuvent favoriser la survenue d’une insuffisance en vitamine B12 :

 

- lorsque la flore bactérienne intestinale est pathologique (diarrhées ou constipations chroniques importantes avec ballonnements abdominaux, gaz...) ;

 

- lorsque la structure histologique de l’intestin grêle est pathologique et ne peut absorber normalement la vitamine B12, comme dans la maladie de Crohn, l’intolérance au gluten (maladies auto-immunes) ;

 

- lorsque le facteur intrinsèque qui permet l’absorption de la vitamine B12 n’est pas sécrété normalement par l’estomac, comme dans la maladie de Biermer (maladie auto-immune).

Exceptés ces trois conditions, une supplémentation vitaminique n’est pas obligatoire.

Toutefois, une femme enceinte aura intérêt à prendre un supplément de vitamines, ne serait-ce que pour avoir un apport important en type B9 (acide folique) durant sa grossesse.

 

On trouve de la vitamine B12 dans la choucroute ainsi que dans les autres produits végétaux fermentés (miso, shoyu, tamari), cette vitamine étant synthétisée par les bactéries lactiques (ces mêmes bactéries qui synthétisent les vitamines B12 et K2 dans notre intestin) lors de la lactofermentation.

 

Dans les algues (spiruline) et la levure de bière, il ne s’agit pas de vitamine B12 mais de molécules analogues. Cependant, on aura compris que le fait de savoir si la spiruline contient de la vitamine B12 ou un analogue est sans grand intérêt pratique puisque nos bactéries fabriquent de toute façon assez de B12 nécessaires au bon fonctionnement de notre corps.

 

Toutefois, même s’il n’existe pas de carence, une supplémentation vitaminique est utile, voire indispensable pour compléter l’apport en nutriments, car elle aide le corps à fonctionner mieux.

 

La physiologie de la médecine traditionnelle chinoise permet de comprendre qu’il est utile de réguler les divers mécanismes de fonctionnement du corps humain, même s’il n’existe apparemment aucun symptôme.

 

En Occident, on attend qu’il survienne un symptôme pour essayer de le chasser. La nutrition végétalienne est le premier médicament, mais nos aliments ne comprennent pas assez d’éléments véritablement thérapeutiques pour pouvoir s’en contenter. Le riz et la carotte régulent très bien les intestins, mais devant une diarrhée, ou bien devant des douleurs rhumatismales, d’autres plantes - non consommées habituellement dans notre assiette - devront être associées pour pouvoir être efficaces sur la maladie.

 

Il existe dans la phytothérapie mondiale de multiples plantes à effets régulateurs. Les vitamines, et ce qu’on appelle la médecine orthomoléculaire, viennent compléter la phytothérapie et les nutriments qui se trouvent dans l’assiette. Il n’existe aucune frontière, aucune différence de nature, entre les aliments qui se trouvent dans notre assiette, les plantes qui composent la phytothérapie et les vitamines concentrées d’origine naturelle, cet ensemble forme un tout.

 

Par contre, j’ai vu sur le réseau Internet l’exemple d’un individu tout fier de s’être fait, à titre préventif, une piqûre de vitamine B12. La vitamine B12 n’est nécessaire par piqûre que dans le cadre de la maladie de Biermer, car l’apport buccal de vitamine B12 sera mal ou non absorbé en raison du déficit en facteur intrinsèque qui permet l’absorption correcte de celle-ci.

 

Prendre de la vitamine B12 à titre préventif, par piqûre, relève d’une mauvaise information et peut-être d’un peu de masochisme.

Deux situations fréquentes peuvent poser des problèmes à des personnes végétaliennes :

 

- Une personne pratiquant un végétalisme mal structuré qui provoquerait des diarrhées chroniques, risquerait de souffrir d’un déficit en vitamine B12, une personne qui présenterait une intolérance au gluten préalable (sans le savoir, ce qui est très fréquent), et qui modifierait son alimentation dans le sens du végétalisme. Avec ce régime, sans adaptation particulière permettant de traiter l’intolérance au gluten préexistante, cette personne risque, elle aussi, de présenter un déficit en vitamine B12.

 

Il est très fréquent de voir des patients ayant une intolérance au gluten ancienne et souffrant de troubles digestifs chroniques, passer au végétalisme pour essayer de régler leurs problèmes de santé. Mais l’augmentation brutale de la consommation de céréales contenant du gluten (avoine, blé, orge, seigle, épeautre, kamut) ne permettra pas de contrebalancer les effets positifs de l’exclusion des produits animaux.

 

Les troubles digestifs préexistants s’aggravant, ces personnes reprennent leur alimentation antérieure en réintroduisant la viande, en diminuant les céréales et, se trouvant mieux, tireront des conclusions erronées de leur expérience alimentaire. Bien souvent, les médias, friands de tout événement pouvant discréditer une alimentation non carnivore - « par exemple, nourrisson souffrant d’une carence en vitamine B12 parce que sa mère diarrhéique chronique, mangeant tout cru et complétant par des yaourts au soja, c’est cool » -, en profiteront pour discréditer le végétalisme dans son ensemble, alors qu’il s’agit simplement d’un problème individuel.

 

Ce type d’attitude, fréquent, témoigne d’un manque profond d’objectivité, car si on monte en épingle ce genre d’accident survenant chez des individus mal formés et mal informés sur la manière de structurer correctement une alimentation végétalienne, il serait alors normal d’informer largement la population que dans toutes les salles d’opération en Occident, les chirurgiens pratiquent quotidiennement des ablations de vésicules biliaires, des pontages coronariens ou des poses de stent en urgence pour infarctus, des amputations des membres inférieurs pour athérosclérose..., que dans tous les cabinets médicaux les médecins prescrivent « à tour de Sécurité Sociale » des médicaments pour faire baisser le cholestérol, pathologies dont le monde carnivore lui-même sait et s’accorde à dire qu’elles sont directement en rapport avec la consommation des produits d’origine animale. »

Docteur DK.

 

Autre témoignage à propos de la vitamine B12

 

A propos de la vitamine B12, le docteur Raphaël Perez précise :

 

« La vitamine B12 est d’origine bactérienne qu’elle vienne des animaux ou à l’état de traces dans certains végétaux. La flore intestinale normale de l’être humain, produit de la vitamine B12.

 

Si les végétariens ou les végétaliens digèrent correctement ce qu’ils mangent, qu’ils peuvent derrière entretenir une flore intestinale correcte ; ils auront la vitamine B12 dont ils ont besoin. Parce que notre intestin et plus précisément notre flore intestinale, a largement la capacité de produire suffisamment de vitamine B12 pour couvrir nos besoins.

 

Si une carence est installée, par contre je suis pour une complémentation à court terme. Il n’est pas indispensable de se complémenter en vitamine B12, lorsque l’on est végétarien ou végétalien. Moi je côtoie des personnes qui sont végétariennes ou végétaliennes depuis 30 ou 40 ans et qui n’ont aucun problème, et qui n’ont pas besoin de se supplémenter avec des analyses de sang correctes.

 

Les végétariens ou les végétaliens qui ont besoin absolument de se supplémenter en vitamine B12 ; c’est que leur végétarisme ou leur végétalisme n’est pas établi correctement. Et dans ce cas il faut accepter de modifier son alimentation.

 

Et comme je l’ai dit précédemment, la surcharge (entre autres) en céréales et en légumineuses généralement, n’est pas convenable pour les végétariens ou les végétaliens et n’est pas convenable tout simplement pour le corps humain, parce que nous ne sommes pas en mesure de digérer correctement des grandes quantités de graines, comme les céréales et les légumineuses. »

Fin du Nota.

 

Et :

 

NOTA.

Ce Nota, est particulièrement technique et scientifique.                                                                            

Le naturopathe-hygiéniste ne devra pas s'en formaliser ou avoir une réaction de rejet. Cette partie n'est pas indispensable au cours, mais elle est proposée à destination des personnes qui souhaitent bénéficier d’une approche très pointue et scientifique.

                                                                                                                                         

Vitamine B12 ou cobalamine : Les cobalamines figurent dans la famille des corrinoïdes, caractérisés par un noyau tétrapyrrole lié par coordinance à un atome de cobalt.

 

Les quatre cycles pyrroles A, B, C et D présentent des substitutions avec des groupements méthyle, acétamide et propionamide. Selon la nature du ligand β associé par coordinance à l’atome de cobalt, il existe quatre isomères actifs de vitamine, les cobalamines : hydroxocobalamine, cyanocobalamine, méthylcobalamine et adocobalamine.

 

Ces deux derniers sont les deux coenzymes impliquées dans le métabolisme chez l’Homme.

 

Rôles : Synthétisées en grande partie par la microflore intestinale, les cobalamines sont nécessaires à la multiplication et au renouvellement cellulaire particulièrement de la peau et des cellules nerveuses.

 

La vitamine B12 participe également à la formation et à la maturation des hématies. La méthyl-cobalamine est une des deux formes coenzymatiques de la vitamine B12.

 

Ce coenzyme permet deux réactions combinées que sont la conversion de l’homocystéine en méthionine et la conversion du méthyltétrahydrofolate en tétrahydrofolate.

 

Le tétrahydrofolate sera utilisé dans la synthèse des bases puriques et pyrimidiques constituant l’ADN.

 

Interrelation entre l'acide folique et la vitamine B12 lors des transferts de radicaux méthyl. La cobalamine sert également de coenzyme de transfert dans les réactions de méthylation et d’isomérisation.

 

Elle intervient ainsi dans le catabolisme de certains acides aminés (valine, isoleucine, methionine et tyrosine) en succinylCoA.

 

Un apport suffisant en vitamine B12 permet à l’organisme : · de contribuer au bon métabolisme énergétique et de réduire la fatigue ;

 

- de maintenir les neurones en bon état ;

 

- de maintenir un bon fonctionnement immunitaire ;

 

- de produire les acides nucléiques constituant le matériel génétique de l’organisme ;

 

- de réguler, avec la vitamine B9, la formation des hématies ;

 

- de réguler, avec les vitamines B6 et B9, le taux d’homocystéine dans le sang.

 

Carences : le métabolisme de la vitamine B12 est particulièrement complexe.

 

Dans la cavité gastrique, grâce à l’action combinée de l’acide chlorhydrique et de la pepsine, la vitamine B12 est libérée des protéines alimentaires auxquelles elle était fixée.

 

Elle est alors prise en charge par une glycoprotéine spécifique : le facteur intrinsèque, fabriqué dans la muqueuse gastrique par les cellules pariétales (également productrices de HCl).

 

Ce complexe passe ensuite dans l’intestin grêle et c’est au niveau de l’iléon qu’à lieu l’absorption grâce à un récepteur membranaire localisé dans la membrane apicale des entérocytes.

 

Lorsque le complexe est fixé au récepteur, il se dissocie, ce qui permet l’absorption de la cobalamine. Une fois dans le sang, elle est liée à une protéine de transport appelée alors transcobalamine.

Une partie est récupérée par le foie où le stockage est très important puisque l’autonomie est de l’ordre de l’année.

 

Une carence d’origine gastrique liée à l’absence de facteur intrinsèque constitue une pathologie nommée anémie de Biermer qui débute généralement par des symptômes non spécifiques comme l’asthénie et les palpitations alors que le bilan sanguin révèle une anémie mégaloblastique.

 

Une diminution de sécrétion du facteur intrinsèque conduit à une gastrite atrophique. D’autres étiologies de carence existent, telles qu’une malabsorption digestive (personnes âgées, diminution de l’acidité gastrique avec l’âge, patients sous metformines ou prenant régulièrement des antisécrétoires) ou un régime végétalien strict.

 

Dans ces deux derniers cas, le mécanisme en cause correspond à un apport insuffisant en vitamine B12. D’autres pathologies (pancréatiques ou intestinales, innées ou acquises) ainsi que les contraceptifs oraux et l’alcoolisme sont susceptibles de perturber le mécanisme complexe de l’absorption de la vitamine B12.

 

 Il est indispensable de surveiller le statut en vitamine B12 chez le sujet âgé.

 

Classiquement, la carence s’accompagne d’une anémie macrocytaire, voire mégaloblastique, mais il existe des cas de carence sans macrocytose, et même sans anémie.

 

Les signes cliniques pouvant être associés sont des troubles de la mémoire, une fatigue, une dépression, une irritabilité, des hallucinations, une psychose maniaco-dépressive, une démence, une perte du goût et de l’odorat.

La carence en B12 reste rare dans la population générale, d’autant plus que les réserves usuelles de l’organisme ne s’épuisent qu’en plusieurs années.

 

Apports conseillés : les besoins en vitamine B12 de l’adulte sain et des personnes âgées s’élèvent à 2,4 µg / jour. Ces besoins augmentent légèrement chez la femme enceinte (2,6µg/jour) et la femme allaitante (2,8µg/jour).

 Il est à noter que la cuisson dégrade une partie de la vitamine B12 alimentaire et l’étape gastrique en limite de façon importante la biodisponibilité.

 

La biodisponibilité de la vitamine B12 alimentaire représente 40% de celle de la vitamine B12 médicamenteuse.

 

Sources alimentaires : la vitamine B12 ne peut être produite que par des micro-organismes et chez de nombreuses espèces animales, notamment les ruminants, la synthèse gastro-intestinale suffit à couvrir les besoins.

 

Ainsi, cette vitamine est présente plutôt en grande quantité dans tous les aliments d’origine animale. Les rognons d’agneau (79µg/100g), le foie de veau (71 µg/100g), le foie de poulet, les huîtres et le maquereau en contiennent beaucoup. On en trouve également dans le jaune d’œuf, le fromage, les yaourts. (Source Hall archives ouvertes.)                                                                                              Fin du Nota.         

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