NOTA 146 cours 4 

Les lichens ou champignons lichénisés sont des organismes composés résultant d’une symbiose entre au moins un champignon hétérotrophe appelé mycobionte, représentant 90 % de l’ensemble, et des cellules microscopiques possédant de la chlorophylle (algue verte ou cyanobactérie autotrophe pour le carbone) nommées « photobiontes ».

 

Cette symbiose résulte d’une association (appelée lichénification ou lichénisation) entre le photobionte et un ou plus généralement deux champignons. Le thalle du lichen se développe lentement à la surface de supports variés, y compris dans des milieux souvent hostiles (exposition à la sécheresse, à de fortes températures, etc.). Ils sont classés dans le phylum des Fungi. (Source Wikipédia)

 

Le lichen est une bonne source de Vitamine D3. Complément alimentaire à base de lichens ; « l’huile Ultra Vegan D3 » est riche en vitamine D3 issue du lichen boréal. Elle est potentialisée par la présence associée de sitostérols d’huile d’avocat qui augmentent l’efficacité de la vitamine D3 notamment sur les macrophages du système immunitaire (Réf : 11)

Fin du Nota.

 

Et

 

NOTA.

Conclusion proposée par une équipe de chercheurs à propos de la vitamine D.                                                                                                                                                   

 

" La meilleure source de vitamine D, c’est vous-même, mais il y a des limites puisque le soleil joue un rôle clé. En Europe, on considère que 15 minutes d’exposition solaire avec les bras et les jambes nus permettent de synthétiser assez de vitamine D grâce aux UV B ayant une longueur d’onde spécifique.

 

En France et en Suisse, ces rayonnements ne sont présents qu’entre mars et octobre et avant l’âge de 10 ans, ces processus ne sont pas encore matures. Il peut donc être intéressant de se supplémenter pendant les mois d’hiver lorsqu’on est un sujet à risque de carence.

D’un point de vue alimentaire, la vitamine D3 est présente dans les matières grasses des produits animaux (huile de foie de poisson, poissons gras, jaune d’œuf, certains fromages…).

La D2 quant à elle est d’origine végétale (champignons, céréales, légumes verts crus, huiles végétales…). La spiruline en est la source végétale la plus importante, mais elle pose souvent des problèmes liés à sa production, qui la rend souvent nocive à sa consommation... !

Rappelons que les vitamines D2 et D3 sont 2 formes inactives qui devront subir dans le corps une transformation pour être activées. Sous cette forme active, la vitamine D se comporte comme une hormone.

Les recommandations estiment que les formes D2 et D3 se valent.

Commentaire d'Eric Darche.                                                                                                                                                                                    

Ces recommandations confirment dans un premier temps, ce qui a été déjà dit précédemment dans ce chapitre.

Par contre des chercheurs britanniques, émettent une opinion divergente ; la voici :

" Toutefois, des chercheurs de l’Université du Surrey au Royaume-Uni1 affirment que la vitamine D3 est à privilégier. En effet, leur étude a mis en évidence que le taux de vitamine D active dans le sang augmentaient beaucoup plus avec la vitamine D3 (autour de 75%) qu’avec la vitamine D2 (autour de 34%). "

1.Tripkovic L., Lambert H., Hart K., Smith C.P., Bucca G., Penson S., Chope G., Hyppönen E., Berry J., Vieth R., Lanham-New S.Comparison of vitamin D2 and vitamin D3 supplementation in raising serum 25-hydroxyvitamin D status: a systematic review and meta-analysis.American Journal of Clinical Nutrition 2012; 95:1357-64 (impact factor 6.7)Associated Editorial: Am J Clin Nutr 2012; 95:1299-1300

Voici maintenant le commentaire d'une biologiste qui fait de la recherche en nutrition et micronutrition à propos de l'opinion ci-dessus, qui souhaite privilégier la vitamine D3 sur la vitamine D2 :

" Ce texte se contredit, car si le début est juste en revanche l’étude britannique fait l’erreur de mesurer le taux de 25 (OH) D, qui n’est justement pas la forme active de la vitamine D, mais seulement son précurseur.

Or comme la D2 se transforme plus rapidement en 1,25 (OH) D la vraie forme active de la vitamine D bien métabolisée par les reins, elle ne reste pas dans la forme non métabolisée qu’est la 25 (OH) D, forme inactive de la vitamine D !

Les 2 formes sont donc complémentaires, l’une qui sert davantage de réserve du précurseur de la vitamine D ( D3 ) et l’autre la D2 qui se transforme en 1,25 (OH) D qui est, elle, rapidement réincorporée dans les tissus au niveau des VDR ( récepteurs de la vitamine D, active ) ; alors que ceux-ci ne laissent pas rentrer dans les cellules le cholécalciférol simple non hydroxylé par les reins de la D3, déjà utilisée par l’animal .

Il y a des sources naturelles organiques qui apportent non seulement de la D3, d’autres de la D2, et des champignons qui apportent aussi ce qui semble être une autre forme de vitamine D la D4 identifiée dans certains champignons exposés au soleil.

Toutes ces formes présentes dans la nature sont utiles et il n’y en a  pas une plus importante qu’une autre. C’est juste que les chercheurs en parlant du taux d’une vitamine dans le sang oublient que ce n’est pas dans le sang qu’il faut retrouver ces vitamines, mais dans les organes qui en ont besoin sous leur forme active et ceci est vrai pour les autres vitamines aussi !"

Si j'ai publié ces deux approches des nuances qui existent entre la vitamine D2 et D3 et les divergences d'opinions entre scientifiques, c'est pour bien conscientiser le fait, qu’il est aisé de se tromper dans une logique lorsque l'on a une approche non exhaustive d'un "problème" malgré ses compétences scientifiques.

Comme on l'a déjà vu plus haut et comme le précise le docteur Lagarde, les analyses biologiques classiques, sont limitées dans les informations qu'elles nous apportent, et doivent être impérativement relativisées... !

Voici donc les propos du docteur Lagarde, déjà publiés dans ce cours :

" Aujourd'hui, celles -ci (les analyse biologiques) sont souvent insuffisantes, car elles se limitent aux secteurs circulants (liquide intra-cellulaire : sang) sans avoir accès à l'intra-cellulaire (les nutriments et autres, qui réellement se retrouve dans la cellule)."                                                                                                                  Fin du commentaire d'Eric Darche.                                                                                        

Fin du Nota.

Et

NOTA.                                                                                                                                        

Ce Nota, est particulièrement technique et scientifique.                                                                            

Le naturopathe-hygiéniste ne devra pas s'en formaliser ou avoir une réaction de rejet. Cette partie n'est pas indispensable au cours, mais elle est proposée à destination des personnes qui souhaitent bénéficier d’une approche très pointue et scientifique.                                                                                                                               

La vitamine D est essentielle pour le métabolisme osseux. Elle stimule les ostéoblastes, les cellules chargées de remodeler les os et les dents. Elle a une action hypercalcémiante et sert à maintenir l’homéostasie du calcium et du phosphate via les reins, les os, et l’intestin.

La vitamine D améliore l’absorption du calcium intestinal et sa fixation dans l’os. Elle permet le stockage du calcium dans les muscles. La vitamine D participe à la prévention des chutes, particulièrement chez les sujets âgés en améliorant les fonctions musculaires.

Au cours de la grossesse, elle contribue à la minéralisation du squelette fœtal au niveau placentaire et lors de l’allaitement, elle favorise la concentration en calcium du lait maternel au niveau des glandes mammaires. De plus, elle semble également impliquée dans le contrôle de certaines sécrétions hormonales dont l’insuline.

Elle est également capable d’influencer la différenciation, le métabolisme et les activités du système immunitaire. Elle possède un effet immunomodulateur. On rapporte à la vitamine D des effets de prévention dans le développement de maladies auto-immunes ou à composante auto-immune (Sclérose en plaque, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde et lupus), du syndrome métabolique et du diabète de type 2.

De plus, quelques études rapportent une incidence plus faible de cancers du sein et de la prostate chez des sujets ayant une forte exposition solaire et une alimentation riche en vitamine D.

Selon la HAS (Haute Autorité de Santé), des enquêtes épidémiologiques suggèrent des associations possibles entre les concentrations basses de vitamine D et la survenue de certains cancers (colorectal, prostate, pancréas, poumons…)

La forme active de la vitamine D pourrait réguler des gènes de la prolifération cellulaire. Cela accorderait à la vitamine D une propriété antitumorale.                                                              

Des études supplémentaires doivent être entreprises pour conclure en un lien entre vitamine D et certaines pathologies (cancers, diabètes de type 1 et maladies cardiovasculaires).

En bref, un apport suffisant en vitamine D permet : ·

-  de maintenir des taux sanguins de calcium et de phosphore bénéfiques pour la santé ;

- une bonne minéralisation osseuse ;

- de maintenir un fonctionnement musculaire normal ;

- de réduire le risque de chute ;

- de réguler la division et la spécialisation cellulaires ;

- un fonctionnement normal du système immunitaire et de la réponse inflammatoire.

Carences : la conséquence d’une carence en vitamine D est l’augmentation du risque d’ostéoporose avec risque de fractures. Une fatigue, des douleurs et hypotonies musculaires peuvent apparaitre en cas de déficit favorisant le risque de chute.

D’autre part, sont décrits des défauts de minéralisation du squelette avec ostéomalacie chez l’adulte et rachitisme chez l’enfant. De plus, en cas de carence en vitamine D, on peut voir apparaître les troubles cliniques de l’hypocalcémie (convulsions, laryngospasme, crise tétanique, trémulations et signes d’hyperexcitabilité neuromusculaire, paresthésie, cardiomyopathie avec tachycardie et trouble du rythme, troubles psychiques) et éventuellement troubles hématologiques.

La carence en vitamine D s’observe chez des individus présentant plusieurs facteurs de risques géographiques, socioculturels ou pathologiques :

- un accès limité à un rayonnement solaire efficace en raison de la saison ;

- une forte pollution atmosphérique ;

 - le port de vêtements couvrants ;

- une forte pigmentation cutanée ;

 - un régime alimentaire particulier (lorsque sont exclus viande, poissons, laitages…) ;

- des pathologies ou des traitements affectant l’absorption intestinale de vitamine D (malabsorption intestinale, atteinte pancréatique, insuffisance hépatique), sa production cutanée (affection dermatologique étendue) ou favorisant la rétention de la vitamine D dans les cellules graisseuses (obésité, alcoolisme)

L’étude « SUVIMAX » (portant sur une population âgée de 45 à 60 ans et volontaire pour une étude nutritionnelle) a montré qu’un pourcentage élevé de la population française, vivant en milieu urbain, présente une insuffisance en vitamine D pendant l’hiver.

Apports conseillés : L’apport conseillé est de 200 UI/j (5µg/jr) pour les adultes. Ces apports sont augmentés lors de la grossesse et l’allaitement à 400UI/j (10µg/j). Il en est de même pour les plus de 65 ans (10 à 15 µg/j). Ces apports conseillés tiennent déjà compte d’un ensoleillement correct (l’ensoleillement est la source principale de vitamine D, soit 90%).

L’académie nationale de médecine recommande de porter une plus grande attention au statut vitaminique D de la population française. Elle suggère que les recommandations d’apport se basent selon les régions, l’âge, le sexe et la saison afin d’être plus adaptées.

En exposant 5 à 10 minutes les bras et les jambes, entre 10h et 15h toutes saisons sauf en hiver, un apport correct en vitamine D est assuré. A des doses supérieures à 10 000 UI/j, le sujet s’expose à des risques de calcifications tissulaires, de lithiases rénales et de déminéralisations osseuses.

Sources alimentaires : elles ne représentent que 10% des apports.                                                      

Seul un nombre restreint d’aliments contient de la vitamine D en quantité significative. L’huile de foie de morue est exceptionnellement riche (250µg aux 100g). Parmi les aliments les plus riches en vitamine D, ils apportent 10 à 20 µg par portion de 100g et sont tous des poissons de mer gras : saumon, hareng, sardine, truite arc-en-ciel, ou anchois.

D’autres poissons gras apportent des quantités notables de l’ordre de 3 à 7 µg par 100g, tels que le maquereau, le flétan, l’anguille et le thon. Enfin, la vitamine D est présente en faible quantité 0,2 à 2 µg par 100g dans certaines viandes, abats, pâtés, œufs et champignons. (Source Hall archives ouvertes.)                                                                                                                

Fin du Nota.               

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