NOTA.  148    cours 4                                                                                                                                   

Ce Nota, est particulièrement technique et scientifique.                                                                             

Le naturopathe-hygiéniste ne devra pas s'en formaliser ou avoir une réaction de rejet. Cette partie n'est pas indispensable au cours, mais elle est proposée à destination des personnes qui souhaitent bénéficier d’une approche très pointue et scientifique.

 Vitamine E ou α-tocophérol : la vitamine E recouvre une famille de huit molécules apparentées liposolubles.

 

Elles sont formées d’une chaîne latérale saturée (tocophérols) ou insaturée (tocotriénols) et d’un cycle chromanol tri-, di-, ou monométhylé (α-, β-, γ-, δ-tocophérols et α-, β-, γ-, δtocotriénols) (24).

 

 L’alpha-tocophérol, la forme naturelle est également la forme active. Elle est directement assimilable par l’organisme. C’est la plus abondante dans le corps humain où elle est stockée dans le tissu adipeux et musculaire.

 

Rôles : Son rôle est principalement antioxydant. Composant de toutes membranes biologiques, sa fonction principale est sa capacité à piéger et empêcher la propagation des radicaux libres peroxyles, formés à partir des acides gras polyinsaturés par l’action de l’oxygène.

 

Le caractère antioxydant de la vitamine E permet in vitro la protection des acides gras polyinsaturés du rancissement qui se produit en présence d’oxygène dans les aliments et in vivo celle des structures lipidiques telles que les membranes biologiques ou les lipoprotéines.

 

Le rancissement comporte la formation de radicaux qui, en présence d'oxygène, donnent des peroxydes (ROO) selon une réaction en chaîne :

 

R + O2 æÆ ROO ROO + R'H æÆ R'OO + R La vitamine E s'oppose à la peroxydation des acides gras en peroxydes par réactions radicalaires.

 

Le noyau chromane, oxydé sur le groupe OH lors des réactions radicalaires, est transformé en a-tocophérol radical, relativement stable, donc peu réactif.

 

 Il est régénéré en tocophérol par l'acide ascorbique ou le glutathion.

 

 La vitamine E agit en synergie avec les autres systèmes de défenses antioxydants (piégeurs de radicaux libres, systèmes enzymatiques, systèmes de régénération) présents dans la cellule.

 

Le phénomène d’oxydation est extrêmement complexe puisqu’il fait partie intégrante de la physiologie humaine normale mais qu’il est aussi à l’origine d’actions délétères.

 

Les propriétés de la vitamine E interviennent sur les processus inflammatoires et d’agrégation plaquettaire. Elle a un rôle important dans la « cascade de l’acide arachidonique » et inhibe la formation de prostaglandines et de thromboxanes. La vitamine E gagne à être associée à la consommation d'acide gras Oméga 6.

 

Elle possède alors des propriétés antithrombotiques par diminution de l’agrégabilité plaquettaire. De plus, la vitamine E possède une action antiathérogène en inhibant l’oxydation des LDL grâce à son action antioxydante mais aussi en augmentant la production de substances endogènes vasodilatatrices et en inhibant la prolifération des cellules musculaires lisses vasculaires grâce à son effet cellulaire non directement lié à une activité antioxydante.

 

Au vue de l'importance accordée aux réactions radicalaires, que l’on appelle également stress oxydatif, dans le développement de diverses maladies cardiovasculaires, neurologiques, cancéreuses ainsi que dans le vieillissement, et au vue d'autre part, de l'effet antioxydant indiscutable de la vitamine E, on la trouve prescrite dans de très larges indications, en prévention de l’athérosclérose et en prévention d’autres manifestations dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer, la baisse des défenses immunitaires, la cataracte ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

 

De plus, en protégeant la vitamine A de l’oxydation et en favorisant son stockage dans le foie, on voit toujours associé de la vitamine E au traitement prophylactique d’une carence en vitamine A.

 

Un apport suffisant en vitamine E (alpha-tocophérol) est nécessaire à l’organisme puisqu’elle : · fonctionne comme un antioxydant ;

 

- protégeant les cellules, les tissus et les organes des dégâts causés par les radicaux libres ; 

 

- prévient une coagulation excessive ;

 

- régule la dilatation des vaisseaux sanguins ;

 

- est nécessaire au développement des cellules sexuelles,

 

- stimule la fertilité et fécondité.

 

Carence : la carence vraie en vitamine E est rare chez l’Homme adulte dans les pays industrialisés. Elle peut exister en cas de malabsorption digestive et dans des maladies génétiques.

 

Il en résulte un syndrome neurodégénératif qui rassemble des signes neuromusculaires, hématologiques et ophtalmologiques. Un déficit en vitamine E peut s’accompagner de déficience immunitaire et de risque accru de cardiopathies ischémiques.

 

D’après l’étude du Val-de-Marne, près de la totalité des sujets se situent à un niveau inférieur aux recommandations.

 

Apports conseillés : Les apports quotidiens pour un adulte sont de 12mg. Il existe un risque hémorragique à partir de 40 mg/j ou lorsque de fortes doses sont associées à des médicaments fluidifiants du sang ou des compléments contenant du ginkgo ou de l’ail.

 

Une supplémentation à long terme pourrait être à l’origine d’une augmentation du risque de survenu d’accident vasculaire.

 

Sources alimentaires : Les huiles végétales et leurs dérivés sont les aliments les plus riches en vitamine E. Il s’agit notamment des huiles de tournesol, d’olive, de colza ou de germe de blé.

 

Les oléagineux tels que les noix et les amandes sont également une bonne source de vitamine E. Les fruits et les légumes malgré leur teneur relativement faible représentent tout de même une source d’apport (les épinards, brocoli, poivron, tomates…). (Source Hall archives ouvertes.)                                                                                                                                                   

Fin du Nota.

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