NOTA.   164   cours 4                                                                                                                                                 

Zinc Rôles : Le zinc (Zn) ne possède qu’un seul degré d’oxydation (Zn++) et intervient dans l’activité de plus de 200 enzymes.

Son impact physiologique le plus important se situe dans toutes les étapes de la synthèse protéique. Il active des enzymes : les ADN et ARN polymérases et il est indispensable à la régulation des histones.

 

Définition :                                                                                                                                   

Les histones sont des protéines localisées dans le noyau des cellules eucaryotes et dans les archées. Elles sont les principaux constituants protéiques des chromosomes. Elles sont en effet étroitement associées à l’ADN dont elles permettent la compaction, cette action forme des structures appelées nucléosomes : l'ADN est enroulé autour des histones comme du fil autour d'une bobine. Les histones sont très riches en acides aminés basiques (lysine et arginine), dont la charge positive à pH physiologique permet une interaction forte avec les groupements phosphates de l'ADN qui portent des charges négatives.                                                                                                                                    Fin de la définition.

Nécessaire à l’activité de la tubuline, le zinc intervient dans la multiplication cellulaire. Il est aussi impliqué dans le métabolisme des acides gras polyinsaturés et dans la synthèse des prostaglandines.

De plus, le zinc stimule l’hormone de croissance et participe à la stabilisation de certaines hormones peptidiques telles que l’insuline et la gustine. C’est à travers cette dernière qu’il intervient dans les sensations gustatives.

Son rôle antioxydant serait du à différents mécanismes (rôle structural au niveau de la superoxyde dismutase (SOD) cuivre-zinc dépendante, protection des groupements thiols, stabilisation membranaire, compétition avec les métaux de transition tels que le fer et le cuivre dans la réaction de Fenton, génératrice de radicaux hydroxyles.

Il participe à ce titre à la protection antioxydante de la peau ainsi qu’à la synthèse de collagène et élastine. C’est un élément primordial pour l’intégrité de la peau (6% du zinc corporel se trouve au niveau de la peau), par son action trophique indispensable dans les phénomènes de cicatrisation et de régénération.

Il favorise le renouvellement cutané et possède une activité anti-inflammatoire liée à son action de réduction de l’activation des kératinocytes, sources de cytokines inflammatoires.

Il intervient dans la synthèse de la Rétinol-Binding-Globulin servant à véhiculer la vitamine A ainsi que dans la conversion du rétinol en rétinal. Il a donc un impact rétinien indispensable pour éviter l’héméralopie (cécité nocturne).

En bref, l’EFSA a confirmé que l’apport nutritionnel en zinc permet :

- un fonctionnement normal du système immunitaire ;

- la synthèse normale de l’ADN et à la division normale des cellules ;

- la protection des constituants cellulaires des dommages oxydatifs ;

-  le maintien des os en bon état ;

- une fonction cognitive normale ;

- une fertilité et une reproduction normales ;

- le métabolisme normal des acides gras, des glucides et des macronutriments ; · le métabolisme normal acide-base et de la vitamine A (assurant la vision) ;

-  de maintenir la peau, les cheveux et les ongles en bon état.

Le zinc joue également un rôle dans le maintien de l’intégrité de la muqueuse intestinale. Cette dernière est un point essentiel de la prise en charge micro nutritionnelle. Chez le rat, il a été observé que la déficience en zinc se caractérise par des lésions ultra structurales de la muqueuse intestinale et des modifications dans le transport de l’eau et des électrolytes.

Concernant les états inflammatoires, une supplémentation en zinc, sur des périodes variables de 2 semaines à 2 mois, permettrait de réduire la perméabilité intestinale.

Carences : les carences peuvent être dues à une insuffisance alimentaire, lors de situations particulières (croissance, grossesse), lors d’états pathologiques (alcoolisme, diabète, infection) et enfin à un trouble héréditaire du métabolisme du zinc (acrodermatite entéropathique).

De nombreux troubles physiologiques et notamment cutanés sont associés aux déficiences en zinc : dermatite séborrhéique, acné, eczéma, kératite, sécheresse cutanée et du cuir chevelu.

Le déficit en zinc entraîne de plus des troubles de l’immunité avec risque accru d’infections, des troubles de la maturation sexuelle, une oligospermie, des retards de cicatrisation, des diarrhées ainsi que des troubles de la vision, de l’odorat et du goût (pouvant entrainer une anorexie).

Chez la femme enceinte, le déficit en zinc peut conduire à des malformations et à une hypotrophie fœtale. Le statut nutritionnel peut être évalué par la concentration en zinc du sérum ou du plasma (fluctuations circadiennes, hormonales et abaissées lors d’un syndrome inflammatoire).

Apports conseillés : les ANC sont de l’ordre de 12mg/jour chez l’homme, de 10mg/jour chez la femme, de 14mg/jour en chez la femme enceinte et jusqu’à 19mg/jour chez la femme qui allaite.

Les apports en zinc devraient également tenir compte des habitudes de vie.

En effet, une consommation excessive d’alcool ou de tabac, ainsi qu’un exercice physique important, devraient s’accompagner d’une augmentation des apports de zinc.

On estime à 25mg/jour la dose de zinc à ne pas dépasser et des doses supérieures à 50mg/jour augmenteraient le risque de pathologies oxydatives. Une surcharge en zinc (excès de supplémentation, maladies héréditaires ou intoxication industrielle) peut engendrer une carence en cuivre.

Sources alimentaires : les principales sources alimentaires sont les aliments riches en protéines animales (viandes, poissons, produits laitiers et œufs). Les huîtres (37,9 mg/100g), le foie de veau (11,2mg/100g), l’agneau et le bœuf sont des sources de zinc où l’élément est le mieux résorbé.

En effet, l’absorption intestinale du zinc passe de plus de 35% pour un repas très riche en protéines animales, à 20-30% pour un repas occidental moyen et à moins de 15% pour un repas riche en produits végétaux et pauvre en viande.

Ceci est en parti expliqué par la chélation du Zn par l’acide phytique des fibres végétales. L’usage de pesticide chélate le Zn de façon irréversible. On trouve du zinc aussi dans les noix du brésil (4,1mg/100g), les amandes (3,3mg/100g) et les noisettes (2,3mg/100g). Les fruits frais apportent des quantités faibles de zinc, de même que certains légumes verts. Parmi les oligoéléments, on répertorie également le Cuivre (Cu), le Silicium (Si) et le Rubidium (Rb) que l’on ne détaillera pas dans ce travail. (Source Hall archives ouvertes.)                                                                                                                         

Fin du Nota.   

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