NOTA.       165     cours 4                                                                                                                           

Chrome Rôles : Le chrome est un oligoélément essentiel, nécessaire au métabolisme glucidique et lipidique.

 Il existe sous forme de nombreuses espèces chimiques dont deux sont majoritaires :

 - le chrome trivalent Cr3+ : oligoélément essentiel et nutriment indispensable,

-le chrome hexavalent (Cr 6+), toxique, surtout par inhalation en milieu industriel.

 C’est dans les années 1970 que l’on s’est rendu compte, sur des patients recevant une alimentation parentérale totale, que le chrome était indispensable au métabolisme normal des glucides. Puis, les travaux sur le chrome trivalent ont mis en évidence son rôle clé dans l’homéostasie glucidique via un effet potentialisateur de l’action hypoglycémiante de l’insuline.

En effet, le chrome sous cette forme, ferait partie intégrante du facteur de tolérance au glucose (GTF) mais bien qu’on y retrouve le chrome alors complexé à des ligands organiques, la structure exacte du GTF n’est pas encore connue.

 

FTG : Facteur de Tolérance du Glucose ou GTF

Libéré dans le sang lors de la sécrétion d’insuline, ce GTF assure la fixation de l’insuline à ses récepteurs cellulaires. Il a alors été démontré qu’en améliorant l’utilisation de l’insuline, une utilisation moindre de cette hormone pourrait être à l’origine d’un même résultat hypoglycémiant.

Comme cofacteur de l’insuline, le chrome intervient également sur le métabolisme lipidique mais dont la supplémentation chez le sujet sain n’entraîne aucun effet sur ce métabolisme.

De plus, le chrome est impliqué dans le métabolisme des acides nucléiques et participe à l’expression des gènes des mammifères. D’après une étude, des patients diabétiques de type 2 présentent des taux de chrome dans le sang inférieur de 33% à ceux des sujets sains, avec des taux d’excrétion urinaire plus élevés.

Chez des patients atteints de rétinopathies et autres complications liées au diabète, les taux de chrome semblent être inférieurs à ceux des diabétiques ne présentant pas ces troubles associés. La relation inverse qui existe entre taux de chrome sérique et pathologie diabétique, bien que non causale, souligne le rôle essentiel du chrome dans la gestion de l’homéostasie glycémique.

Il semblerait alors fort probable que sans être la cause unique des signes cliniques observés, la déficience en chrome puisse aggraver ou accélérer l’évolution de la maladie.

Ainsi, le chrome agirait en augmentant l’efficacité insulinique : une complémentation en chrome entraîne une augmentation de la liaison de l’insuline à son récepteur et une augmentation du nombre de récepteur.

Selon certains scientifiques qui se réfèrent à différentes études, un complément de chrome pris 2 fois par jour (ou 500µg de chrome pris 2 fois par jour) pendant 4 mois associé à un traitement médicamenteux classique et sans changement alimentaire, contribue à diminuer les niveaux d’hémoglobine glyquée, la glycémie à jeun et post prandiale ainsi que le niveau d’insuline à jeun, mais aussi 2 heures après un repas, et le niveau de cholestérol total par rapport au groupe témoin.

Commentaire d'Eric Darche.                                                                                                                           

Dans ce cours nous préférerons la prise de chrome naturel sous forme de complément alimentaire, tel que : Oligophytum - chrome,100 % naturel, comme on le trouve dans les végétaux ou les légumes.                                                                                                                                                                   

Fin du commentaire d'Eric Darche.

Ces diminutions des niveaux d'hémoglobine glyquée, sont dépendantes de la dose et de la durée. D’autre part, il a été observé une diminution de la glycémie à jeun et du profil lipidique de patients avec un diabète de type 2 récent lors d’une prise quotidienne pendant 3 mois de 42 µg de chrome.

Carences en chrome : chez l’Homme, plusieurs signes biologiques sont associés à une déficience en chrome tels qu’une glycémie et un taux d’insuline circulante élevés, une hyperglycémie à jeun, une glycosurie, une hypertriglycéridémie et hypercholestérolémie.

Des signes nerveux sont observés dans le cas de carences profondes comme des neuropathies périphériques. L’appréciation du statut en chrome est délicate, liée aux risques de contamination.

En effet, les valeurs usuelles dans le plasma ou sérum sont de 0,1 à 0,2 µg/L et il n’existe pas d’équilibre entre le chrome sérique et tissulaire. Finalement, le seul test valide de déficit en chrome reste la réponse à la supplémentation.

Apports conseillés : en absence de données et d’études concernant la population française, l’incertitude demeure concernant les précédentes recommandations qui étaient de 50 à 200 µg/j à partir de 7 ans.

Finalement, les ANC s’appuient sur l’absence de signe clinique de carence pour un apport de 50µg/j et sur l’absence de toxicité pour des doses supérieures à 200µg/j.

La toxicité du chrome est classiquement admise comme pratiquement nulle.                                              

La reconnaissance du chrome comme essentiel dans la formulation de compléments nutritionnels pour les groupes à risque tels que l’enfant malnutri, le sujet âgé ou les sujets atteints du syndrome X (syndrome métabolique) devrait être encouragée si cette complémentation est encadrée.

Elle est également conseillée chez les personnes désirant maigrir et contrôler leurs pulsions sucrées.

En 2009, l’AFSSA a reconnu les effets du chrome pour des états avancés d’obésité ou d’insulino-résistance. Dans les compléments, le chrome peut être apporté sous forme minérale (chlorure de chrome). Il est de faible absorption mais pouvant être augmentée par des facteurs tels que les acides aminés et la vitamine C.

Sources : parmi les aliments les plus riches en chrome trivalent, on trouve la levure de bière (Saccharomyces Cerevisae 220µg/100g contre indiquée en cas d’hyperuricémie ou hyperphosphatémie), les lentilles, le foie, les champignons, le poivre noir et le pain complet.

Les céréales complètes contiennent 10 fois plus de chrome que la farine raffinée. L’agriculture intensive et le raffinage diminuent la teneur en chrome des aliments. La biodisponibilité du chrome est très basse pour la viande, le lait et les légumes verts. (Source Hall archives ouvertes.)                                                                                                                                                                         

Fin du Nota.

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