NOTA 21

De nombreux crudivores considèrent les sucres complexes comme non adaptés physiologiquement à l’être humain. Ainsi les céréales et les légumes riches en amidon sont considérés par certains comme anti physiologiques, car nécessitant l’intervention de la cuisson pour les rendre assimilables par l’organisme.

 

En fait, selon certaines personnes, il n’y a que les aliments qu’on peut consommer « naturellement » qui seraient physiologiques ou véritablement adaptés à l’être humain. C’est-à-dire dans l’état où ils sont proposés par la Nature.

Dans la pratique, on rencontre de très nombreuses personnes indemnes de tout trouble de santé, même à un âge avancé, bien qu’elles mangent assez régulièrement de petites quantités de céréales cuites comme le riz par exemple.

 

Consommer des céréales cuites ne semble pas nocif pour l’organisme à condition de les consommer sous leur forme la plus naturelle possible et d’origine biologique tout en évitant les procédés industriels pour rendre notamment certains riz incollables. Cela va altérer l’intégrité et les propriétés biochimiques de ces aliments.

 

D’autre part, la cuisson des céréales à de très hautes températures ou en friture sera à proscrire ou à n’utiliser que très rarement ; phénomène qui concerne principalement les glucides »)

 

Les céréales ou les aliments concentrés en amidon, comme la pomme de terre, gagneront à être cuits doucement - à l’eau, au bain-marie ou encore à la vapeur douce le moins longtemps possible - et consommés associés lors du repas à des légumes cuits ou crus.

 

On peut encourager le consommateur à consommer moins souvent les céréales contenant du gluten comme le blé, l’avoine, le seigle et l’orge. On peut tout à fait supprimer totalement ces céréales en cas d’intolérance au gluten.

 

Consommer des céréales ou des aliments concentrés en amidon, en respectant tous les conseils proposés ci-dessus, ne sera pas souvent à l’origine de troubles de santé même après de nombreuses années. Ce n’est pas la consommation de ces aliments qui est à remettre en cause en valeur absolue mais plutôt la qualité, la quantité et les modes de cuisson.

 

Il est intéressant de toujours confronter un « dogme » ou une idéologie avec la réalité des faits, en prenant bien soin d’analyser tous les éléments parasitaires ou « périphériques » qui pourraient contribuer à faire des conclusions hâtives et erronées.

 

La germination est un procédé naturel qui permet la transformation des sucres complexes des céréales et des amidons en sucre simple, si elle a duré suffisamment longtemps.

 

En effet, selon une étude allemande, certaines molécules comme le gluten restent présentes dans le blé germé. Cette étude ne précise cependant pas à quel stade de germination ce blé a été étudié.

Un tel constat encourage à la vigilance devant l’affirmation péremptoire de l’absence de gluten dans les graines germées. De plus, ne pas préciser à quel moment (nombre de jours de la germination), l’étude a été réalisée, pourrait détourner à tort le lecteur des graines qui ne souffrent pas de cet inconvénient si elles sont suffisamment germées.

 

On trouve du gluten dans l’orge. Mais après analyse biochimique, on n’en retrouve pas dans la jeune pousse d’herbe d’orge.

 

On peut ici mettre en garde le lecteur sur la consommation de poudre de certaines céréales germées. En raison d’un processus de germination parfois trop court, celui-ci provoque la présence de molécules pas toujours bienvenues, comme l’acide phytique ou le gluten, en quantités non négligeables. Surtout si l’on en consomme régulièrement et de manière soutenue sous forme de compléments alimentaires.

 

Le docteur Seignalet conseille d’éviter la consommation des céréales mutées ou indigestes (blé, maïs, seigle, orge, avoine, kamut, épeautre, petit épeautre, millet etc.) Par contre, il autorise la consommation des céréales non mutées (riz et sarrasin, par exemple).

 

Ces céréales mutées ont subi de nombreuses mutations génétiques en 5000 ans et leur structure moléculaire est très différente de celle de la céréale initiale. Le blé, par exemple, est passé de 7 à 21 paires de chromosomes. Le maïs initial mesurait 7 cm. Aujourd’hui les plants peuvent atteindre jusqu’à 6 mètres. Selon le docteur Seignalet, certaines céréales, comme le petit épeautre et le millet, se sont même avérées nocives pour de nombreux patients !

 

Toujours d’après lui, ce premier principe d’exclusion des céréales mutées est essentiel et peut même suffire à contribuer à l’amélioration d’une santé déficiente. Il doit être respecté scrupuleusement. La réintroduction de ces aliments dans le régime alimentaire est envisageable quand l’amélioration de la santé est obtenue. Il devient alors facile de juger de sa propre sensibilité à ces aliments : si les symptômes indésirables reviennent, c’est que l’aliment n’est pas adapté au terrain génétique de la personne.

 

Toutefois, certains souhaitent malgré tout continuer à consommer de très petites quantités de toutes les céréales assez régulièrement. En effet, grâce à leur capital enzymatique performant, il y a des gens qui semblent pouvoir en consommer avec modération sans en souffrir, même à un âge avancé.

Fin du Nota.

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