NOTA.            26          cours 4                                                                                                                          

Les informations suivantes devront tout particulièrement intéresser le naturopathe-hygiéniste.

Le chercheur Pauling a démontré que le fonctionnement mental optimum nécessite la présence dans le cerveau de molécules appartenant à de nombreuses substances différentes.

Par exemple, écrit-il :

" la maladie mentale, habituellement associée à la maladie physique, résulte d'une faible concentration dans le cerveau de l'une des vitamines suivantes (thiamine (B1), biotine (Hou B8), acide ascorbique (C), et l'acide folique (B9) En outre, le comportement mental est affecté par des modifications de concentration dans le cerveau de substances normalement présentes comme l'acide glutamique, l'acide GABA (ou gamma-aminobutyrique), qui sont normalement synthétisées à partir de l'acide glutamique ou encore la dopamine." 

La physiologie du cerveau implique une quarantaine de nutriments puisés dans l’apport alimentaire et notamment 13 vitamines, au moins 15 minéraux, 8 acides aminés et 4 acides gras indispensables.                                                                                                                                         

Dans cette partie du cours, nous allons étudier différents neurotransmetteurs, neuromédiateurs, ainsi que leurs précurseurs dans l'alimentation. Posséder ces connaissances et bien d'autres permet de contribuer à restaurer l'équilibre psychique, mental et émotionnel, de chacun d'entre nous.                                                                                                                                                                                                                                                          

D’après le neurobiologiste Éric Braverman, chaque médiateur ou neuromédiateur chimique crée des schémas uniques qui peuvent être visualisés sous la forme d’ondes cérébrales.

 

Par exemple, le neuromédiateur GABA est associé avec les ondes cérébrales Theta , le neurotransmetteur dopamine est associé aux ondes Beta et le neurotransmetteur acétylcholine est associé aux ondes Alpha .

 

Le cerveau génère la moitié des signaux électriques (ou ondes) du corps. Dès qu’ils ralentissent, tout l’organisme en est affecté.                                                                      

                                                                                                                                              

L’étude de ces ondes et de leurs interrelations fournit les données nécessaires à l’explication des symptômes des divers déséquilibres biochimiques pouvant affecter telle ou telle personne. Il est ensuite possible d’établir la relation entre ces déséquilibres biochimiques et les déséquilibres physiques et mentaux qui s’ensuivent. Dès qu’un neuromédiateur fait défaut ou, à l’inverse, est en excès, un déséquilibre physique et/ou mental s’instaure.

 

Selon le Centre médical PATH de New York, en collaboration avec d’autres structures scientifiques de renommée nationale, une relation a été dégagée entre le tempérament et les neurotransmetteurs.

 

Chaque neuromédiateur joue un rôle unique. Ainsi, la dopamine explique l’extraversion et la préférence du rationnel plutôt que du sentiment.

 

L’acide gamma-aminobutyrique ou GABA améliore le sens de l’organisation.

 

La sérotonine incite à rechercher le plaisir. Elle serait associée, chez un sujet pragmatique ou émotionnel, à des comportements risquant d’entrainer une dépendance s’ils ne sont pas maîtrisés.

 

Les perturbations de notre personnalité ou de notre vie émotionnelle correspondent à des déséquilibres de notre bio-tempérament .

 

L’excès ou le manque d’un neuromédiateur peut dans une certaine mesure être corrigé. Ceci est important, car notre libre-arbitre et les choix que l'on peut effectuer, peuvent contribuer à restaurer l’équilibre biochimique qui influencera favorablement notre personnalité.

 

La santé physique résulte, entre autres, d’un bon équilibre cérébral.

 

Cet état provient d’une transmission parfaite des neuromédiateurs essentiels : dopamine, acétylcholine, acide gamma-aminobutyrique ou acide Gaba et sérotonine.

 

Il faudra aussi considérer d’autres paramètres comme l’intensité électrique, le niveau de tension, la vitesse de propagation, la récurrence et le synchronisme des ondes porteuses.

 

D’après le neurobiologiste Éric Braverman, la synthèse de l’acide GABA, de l’acétylcholine et de la sérotonine est entravée par les films violents ou pornographiques, la musique forte ou dissonante et le langage vulgaire. Il affirme :

 

Comme vos yeux sont la porte d’entrée de votre cerveau, toute violence (visuelle, verbale, médiatique ou pornographique) est, outre une plaie, un facteur d’épuisement de vos réserves en acétylcholine. Toutes les informations reçues ainsi, bonnes ou mauvaises, affectent la chimie du cerveau.

Votre santé physique est également menacée : la vue d’une scène violente augmente la tension et l’anxiété et accélère le pouls. Vous avez donc intérêt à être vigilant et sélectionner avec discernement ce que vous regardez.

 

Nous allons dans ce cours, particulièrement, analyser les quatre principaux neuromédiateurs. Il s’agit de la sérotonine, de la dopamine, de l’acétylcholine et de l’acide GABA.

 

Lorsqu’on dit qu’une personne est de type dopamine, ou sérotonine, ou acétylcholine ou encore de type GABA, cela signifie que ce neuromédiateur est majeur ou prévaut sur les autres de manière assez constante. Chaque individu est ainsi spécifiquement influencé par le neuromédiateur qui domine chez lui.

 

Il peut exister des variations et des fluctuations dans la fabrication de certains neuromédiateurs en fonction du profil des individus.

                

Les précurseurs des neuromédiateurs sont importants à connaître, car à partir du moment où l'on a une suspicion de carence chez l’un d'entre eux, pour telle ou telle personne, il suffit de favoriser l'alimentation qui apporte les "nutriments" nécessaires à leur synthèse par l'organisme.

 

La chronologie des apports alimentaires influe par ailleurs sur la synthèse de ces neurotransmetteurs. Un petit déjeuner contenant des protéines animales (comme les œufs à la coque d'origine biologique), riches en tyrosine et phénylalanine, optimisera la synthèse de dopamine et de noradrénaline, donc la motivation au cours de la journée.

Ces neuromédiateurs ne peuvent toutefois être efficaces que si les synapses et les récepteurs neuronaux qu'ils doivent stimuler demeurent fonctionnels, donc non altérés par d'éventuelles attaques de radicaux libres.

Le statut en vitamines antioxydantes est donc fondamental. Les acides gras polyinsaturés et les phospholipides Au même titre que les acides aminés, les acides gras polyinsaturés jouent un rôle essentiel dans la fonctionnalité du tissu cérébral.

En effet, le cerveau est en grande partie constitué de lipides formés à partir d'acides gras polyinsaturés, en particulier d'oméga 3 de type DHA (également appelé acide cervonique), et de phospholipides riches en choline et lécithine.

Ces acides gras et ces phospholipides sont responsables de la fluidité des membranes neuronales, donc de l'efficacité de la communication cérébrale.

Commentaire d'Eric Darche.                                                                                                          

Rappel. En cas de manque de ces acides (EPA-DHA et phospholipides), les membranes neuronales ont tendance à être rigides et donc les échanges entre les neurones et l'extérieur (en termes de nutriments), peuvent être altérés.  

Fin du commentaire d'Eric Darche.

 L'importance du statut en acides gras polyinsaturés dans la prévention des pathologies dégénératives cérébrales, dont Alzheimer, a été mise en évidence par de nombreuses études. De même, les oméga 3 à longue chaîne, EPA et DHA, semblent jouer un rôle fondamental dans la prévention et le traitement des troubles neuropsychiatriques.

Pour assurer le maintien de l'homéostasie, de nombreux métabolismes sont sollicités et accélérés. En conséquence, la consommation et les besoins en nutriments essentiels sont augmentés, en particulier pour les vitamines du groupe B et les oligoéléments cofacteurs de nombreuses réactions de cette phase d'adaptation.

Ces micronutriments jouent également un rôle fondamental dans la régulation des neurotransmetteurs et dans la communication de l'information nerveuse, au même titre que le zinc, le magnésium, le calcium, le fer et le cuivre.

Enfin, n'oublions pas que, sans énergie, le cerveau ne peut pas fonctionner : un apport suffisant en glucides de qualité, nutriments énergétiques de prédilection des neurones, et en cofacteurs enzymatiques du métabolisme énergétique est donc nécessaire au quotidien.

Au même titre que le terrain Neurodystonique, les terrains Acide déminéralisé et Hypoglycémique sollicitent énormément les activités enzymatiques, épuisant ainsi véritablement l'organisme en oligoéléments, en vitamines du groupe B et en énergie.

Les carences en ces nutriments favorisent l'apparition des perturbations des autres terrains.

Le terrain Carencé (en acide gras polyinsaturé), quant à lui, possède une relation étroite avec le terrain Neurodystonique du fait de l'importance fondamentale des acides gras polyinsaturés dans la structure des membranes cellulaires, en particulier des neurones.

Pour conclure, on peut dire que le terrain neurodystonique est aggravé par les terrains acide déminéralisé et hypoglycémique.

Comme le précise le docteur Lagarde, une attention particulière doit être observée à propos de la flore intestinale (éviter les troubles digestifs et les dysbioses intestinales = terrain baso-colitique) afin de favoriser le rétablissement de l'équilibre neurologique sur un plan biochimique.

Une nourriture saine et équilibrée favorisera la synthèse de tous les neuromédiateurs dont l’organisme a besoin, permettant ainsi une bonne connexion entre le corps et l’esprit, ainsi qu’un bon équilibre entre les quatre ondes cérébrales. Selon la législation en vigueur, tous les aliments, compléments alimentaires, précurseurs, nutriments, présents dans ce cours ne peuvent et ne doivent en aucun cas être comparés ou "assimilés" à des médicaments aux actions et effets similaires.

Fin du Nota.

 

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