NOTA 3

On assiste de temps en temps à des guerres de chapelles où, en prenant la science à témoin, certaines personnes vont démontrer que l’Homme est un carnivore ou un omnivore ou encore un végétarien, voire un végétalien.

 

De manière factuelle, en étudiant de la manière la plus objective les faits, il apparaît que les personnes omnivores - grâce à une alimentation adaptée et variée - peuvent atteindre un haut niveau de santé à un âge très avancé, dépassant allégrement les 100 ans, mais avec une consommation modérée d’aliments carnés.

 

Cependant, certains précisent que, contrairement aux carnivores, l’homme a globalement un intestin (en l’occurrence le grêle) plutôt long comme ceux des herbivores, ce qui laisserait penser que nous sommes des herbivores ou des frugivores. Ces derniers se nourrissent de fruits mûrs, de légumes frais, de graines et de noix. Certains vont rajouter des plantes sous forme de jeunes pousses ou de jus d’herbes.

D’autres vous diront encore que nous avons à la fois des molaires pour broyer les aliments, des incisives et des canines pour couper, ce qui suggère l’idée que nous sommes des omnivores. Tandis que les herbivores ont des molaires mais pas de canines développées, exception faite de l’hippopotame.

 

Certains vont alors vous expliquer que ces incisives et canines sont nécessaires aux herbivores pour manger des fruits durs comme la pomme. De plus, la mâchoire des carnivores et des omnivores sait seulement bouger de bas en haut. Tandis que celle des herbivores a la capacité de bouger de droite à gauche pour broyer et mastiquer les végétaux.

 

Il est indéniable que l’homme a la capacité de faire des mouvements de droite à gauche avec sa dentition.

 

Par l’aspect biochimique, ceux qui souhaitent définir l’homme comme un omnivore précisent que le niveau de certains acides aminés des végétariens est anormalement bas, comme par exemple la taurine (classée dans les acides aminés non essentiels mais peut toutefois être considérée comme un acide aminé semi-essentiel puisqu’elle doit être apportée aux enfants pour le bon développement de leur cerveau et pour la maturité de leur rétine).

 

Selon les mêmes, ceci pourrait être à l’origine d’un vieillissement accéléré et avoir des conséquences sur le plan cardiovasculaire et l’adaptation à l’exercice physique.

 

La question à se poser ici concerne la justesse de référence qu’on utilise pour définir un taux bas ou élevé. Effectivement, si la référence se fait sur un échantillon d’omnivores, il n’est pas étonnant ensuite d’être en désaccord sur « l’étalon » ou échelle de valeur en vigueur.

 

Pourquoi est-il favorable de relativiser nos affirmations ?

 

On a constaté par exemple que toutes les tribus modernes de chasseurs-cueilleurs bénéficient dans leur grande majorité d’une excellente santé avec une pression artérielle extrêmement basse. Comme le précise Julien Venesson dans son article de la revue « Alternatif bien-être ». Cette pression serait considérée comme pathologique dans nos sociétés.

 

On voit ici la « limite » des références biologiques utilisées dans nos pays pour décréter qui est en bonne santé. Cette tension très basse s’explique par une alimentation exempte de sel avec en parallèle des apports importants en potassium grâce à une consommation élevée en végétaux. Le tout conjugué à de l’exercice physique quotidien.

 

Avec une alimentation adaptée, équilibrée et saine dont la viande et ses produits dérivés sont exclus, de nombreuses personnes bénéficient indéniablement d’une excellente santé, même à un âge avancé.

 

Certains consomme une quantité modérée mais quotidienne de poisson sauvage ou d’origine biologique. D’autres encore souhaitent supprimer les poissons, ou encore les sous-produits animaux comme les œufs, etc.

 

C’est ici qu’une grande vigilance s’impose quant à la réelle adaptation de chacun d’entre nous, tout à fait inégale d’une personne à une autre. En effet, il existe de nombreuses variantes possibles de mise en pratique d’un régime alimentaire spécifique. Rajoutons à cela de nombreux paramètres personnels : âge, génétique, atavisme, niveau de santé, antécédent médical, cadre de vie, etc.

Ceci n’a pas pour but de dénigrer toutes les variantes ou régimes alimentaires autres que celui de l’omnivore ou du végétarien, mais plutôt d’encourager une vigilance objective.

Fin du Nota.

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