NOTA 46

Ce Nota est particulièrement long mais très important.

Le cholestérol n’est pas l’ennemi N°1 malgré ce qu’affirme l’industrie pharmaceutique.

 

Le cholestérol n’étant pas soluble dans le sang, il ne peut y circuler seul ou isolé. Il doit impérativement s’associer à d’autres molécules qui vont lui permettre de le rendre soluble.

 

Il s’agit de lipoprotéines. Ces dernières sont synthétisées par le foie.

 

Il existe plusieurs sortes de lipoprotéines que l’on classe selon leur densité, des moins denses aux plus denses :

 

- les chylomicrons

- les VLDL (Lipoprotéines de très basse densité)

- les LDL (Lipoprotéines de basse densité)

- les IDL (Lipoprotéines de densité intermédiaire)

- les HDL (lipoprotéines de haute densité)

 

Les LDL jouent un rôle primordial dans le transport du cholestérol. Elles le transportent du foie vers les tissus périphériques, parmi lesquels on trouve les vaisseaux sanguins et où son accumulation exagérée (selon la légende) contribue à la formation de la plaque d’athérome.

 

Cette logique est complètement remise en cause par différents chercheurs comme le docteur Michel de Lorgeril.

 

Les HDL transportent par contre le cholestérol dans l’autre sens, c’est-à-dire des tissus périphériques vers le foie où il est détruit. Cela permettait (selon la légende) d’éviter l’accumulation de cholestérol dans les vaisseaux sanguins, facteur de risque cardiovasculaire.

 

En fait (toujours selon la légende) il suffirait de favoriser les bons transporteurs (HDL), ceux qui vont vers le foie où l’excédent de cholestérol est détruit, pour réguler le cholestérol dans l’organisme et éviter les maladies cardiovasculaires.

 

Voici maintenant un extrait d’un propos recueilli par Cyril Dagois en provenance de MediSite.fr

 

Question : « Les termes de « bon » et « mauvais » cholestérol ou de « taux normal » ont-ils un sens ? »

 

Dr Michel de Lorgeril :

 

« Le « bon » et le « mauvais » cholestérol, ce sont des histoires à dormir debout, du pur Walt Disney avec la vilaine sorcière et la gentille fée, pour masquer les faiblesses de la théorie du cholestérol. Des essais cliniques comme Illuminate de 2007 montrent que l’augmentation du « bon » et la baisse du « mauvais » cholestérol ne protègent pas contre les maladies cardio-vasculaires ! Quant au taux normal de cholestérol, il s’agit plutôt d’une moyenne. Pour tous les paramètres biologiques ou physiologiques, il existe des moyennes et des écarts. Une personne peut sortir de la moyenne, vers le haut ou vers le bas, sans avoir pour autant un problème de santé. »

 

Selon Claude Lagarde docteur en pharmacie et biologiste :

 

« Il faut savoir que le danger cardiovasculaire réside moins dans la quantité de cholestérol sanguin mesuré que dans l’oxydation des protéines transportant ce même cholestérol.

 

En effet pour être transporté dans le sang, le cholestérol est véhiculé grâce à des molécules spécifiques : les lipoprotéines. Une lipoprotéine contient des phospholipides, des triglycérides, du cholestérol libre et du cholestérol estérifié et des acides gras libres. Les LDL (Low density lipoproteins) - lipoprotéines de faible densité - sont essentiellement produites par le foie et alimentent les cellules en cholestérol en venant s’accrocher aux récepteurs spécifiques de la cellule.

 

Les HDL (Hight density lipoprotéines) - lipoprotéines de haute densité - sont plus riches en protéines que les HDL, donc plus denses et permettent quant à elles l’épuration du cholestérol cellulaire non utilisé."

 

Important.                                                              

Le naturopathe hygiéniste, trouvera dans l'explication suivante, la genèse de la plaque d'athérome et les solutions à apporter. Cela représente donc une réponse extrêmement importante à conscientiser et à retenir, pour tous les problèmes cardio-vasculaires.                                                                                                                        

 

Selon Claude Lagarde docteur en pharmacie et biologiste (suite) :

 

" (...) Or le point de départ de la plaque d’athérome à l’origine des complications cardiovasculaires est avant tout lié à une altération de la partie protéique de ces lipoprotéines (les apoprotéines), suite à un excès de radicaux libres et d’insuffisances d’antioxydants les protégeant.

 

En cas d’excès de radicaux libres non neutralisés, les LDL vont devenir des lipoprotéines modifiées ou oxydées, ce qui leur fait perdre la capacité de libérer leur contenu dans la cellule. Elles vont alors demeurer dans la circulation sanguine.

 

En réaction, l’organisme mobilise des macrophages « éboueurs » pour digérer ces LDL inutilisables. En cas d’excès de lipoprotéines oxydées, ces macrophages peuvent devenir incapables de les digérer et ainsi se transformer en cellules dites « spumeuses ». Ces cellules géantes dégénèrent alors et s’accolent aux parois des artères pour constituer la plaque d’athérome, endommageant les artères et favorisant la maladie artérielle : artérite, infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral.

 

La perte de fonctionnalité des LDL oxydés va activer la synthèse par le foie de LDL-cholestérol pour assurer le besoin en cholestérol. Il s’ensuit une élévation de son taux sanguin et une partie du cholestérol va à son tour s’oxyder. C’est un véritable cercle vicieux qui ne pourra se rompre qu’en stoppant le stress oxydatif. Il faut d’ailleurs savoir qu’une personne sur deux ayant souffert d’angine de poitrine ou d’infarctus du myocarde ne présente pas une concentration sanguine supérieure à la moyenne en LDL-cholestérol.

 

Le danger n’est donc pas là où on l’attend !

 

Sur un plan purement biologique, les dosages de cholestérol et d’apolipoprotéines (LDL-HDL) sont en effet insuffisants pour diagnostiquer le réel risque cardiovasculaire. Il est beaucoup plus pertinent pour notre santé de doser notre taux de LDL oxydé au niveau plasmatique.

 

Il est plus nécessaire de considérer d’autres facteurs de risque :

 

- Le stress nécessite la synthèse de cortisol en abondance par les glandes surrénales et nécessite une synthèse accrue de cholestérol avec pour conséquence un risque accru d’oxydation des LDL.

- Le diabète élève la concentration sanguine en glucose et stimule les réactions inflammatoires des LDL présents à des taux normaux.

- Le tabac favorise le stress oxydatif et accélère l’oxydation des LDL.

- L’obésité prédispose à l’inflammation vasculaire notamment de la paroi artérielle.

- L’angiotensine II, sécrétée lors de l’hypertension artérielle possède également une action pro inflammatoire.

 

Il est donc fondamental de reconsidérer l’approche thérapeutique de la prise en charge des risques cardiovasculaires, en débutant en priorité par un protocole antioxydant et non par une prise de molécules hypocholestérolémiantes, comme les statines qui peuvent au contraire être à l’origine d’effets secondaires au niveau hépatique ou musculaire. Au-delà de leur efficacité fort relative, ce type de traitement pharmacologique bloque l’ensemble de la chaîne métabolique nécessitant du cholestérol, augmentant de ce fait les besoins des diverses cellules.

 

Ce mécanisme est d’ailleurs un exemple typique de réaction enzymatique non fonctionnelle par manque de substrats suite au blocage de la cascade enzymatique par ce type de médicament. »

 

Et pour finir Claude Lagarde déclare :

« La prise en charge d’un « terrain oxydé dénaturé » par la nutrition cellulaire active (NCA), reposera donc avant tout sur :

 

- la restauration des carences en nutriments antioxydants par une alimentation riche en végétaux frais et par une complémentation grâce à un complexe d’acide gras essentiel protecteur de l’oxydation du système cardio-vasculaire.

- la réduction des facteurs à l’origine d’une surproduction de radicaux libres. »

 

Rappel.

 

Selon Claude Lagarde, docteur en pharmacie et biologiste : « Toutes les propriétés attribuées aux acides gras poly-insaturés ne sont valables que si les huiles consommées sont de bonne qualité (vierges et de première pression à froid d’origine biologique), à savoir riches en acides gras présents sous leur forme biochimique naturelle, dite « cis-cis » et non « cis-trans ».

 

En effet au même titre que tous les acides gras, les acides gras trans sont des molécules constituées d’une chaîne d’atomes de carbone et d’hydrogène possédant d’un point de vue biochimique au minimum une double liaison entre les différents groupes d’atomes qui les composent.

 

Toutefois cette double liaison est présentée dans une configuration spatiale appelée « cis-trans », différente de la forme « cis-cis » et à l’origine de la perte des propriétés des acides gras. »

 

Commentaire d’Éric Darche :

Ces informations devraient encourager chacun d’entre nous à ne consommer que des huiles de première pression à froid et de préférence d’origine biologique. Consommer des huiles raffinées et extraites à chaud et/ou avec solvants chimiques est une hérésie sur le plan alimentaire et pourtant ce sont ces huiles qui sont le plus représentées dans les commerces (épiceries ou grandes surfaces) et achetées !!!

 

À propos des acides gras trans, lanutrition.fr (Thierry Souccar), précise :

 

« Pourquoi les acides gras trans sont-ils dans le collimateur de nombreux chercheurs ?

 

Parce que ces molécules mettent notre santé en danger.                                                                  

 

(...) Le risque cardiovasculaire qui monte en flèche, un développement de l’obésité abdominale et même une augmentation de la résistance à l’insuline et une augmentation du risque de cancer, la liste des méfaits de ces substances ne cesse de s’allonger.

Des découvertes scientifiques récentes qui n’ont pas eu le temps de parvenir aux oreilles des géants de l’industrie ?

Pas du tout.

Ces risques liés aux acides gras trans sont connus depuis les années 1990. »

Fin du commentaire d’Éric Darche.

 

Les acides gras trans d’origine naturelle.

Ces derniers sont issus d’une transformation bactérienne des acides gras insaturés dans le rumen des vaches. On les retrouve naturellement dans les produits laitiers. Ils représentent 60 % des acides gras trans consommés par les adultes en France.

 

Les acides gras trans d’origine industrielle.

Ces derniers sont produits lors des processus de transformation des graisses utilisées dans l’industrie agro-alimentaire. Le principal procédé à l’origine des acides gras trans est l’hydrogénation partielle des huiles. Cette technologie permet aux industriels de solidifier les huiles végétales pour pouvoir plus facilement les utiliser dans la recette des biscuits, viennoiseries et autres produits.

A propos des acides gras trans nocive pour la santé et leur utilisation dans l'industrie agroalimentaire, le Docteur Lautié précise :

 

" Il est regrettable que ces acides gras entrent dans la composition de cakes, de gâteaux secs, de pâtisseries molles, sans que le consommateur soit vraiment conscient de leur nocivité sur la santé. Dans ces aliments industriels on trouve souvent associés ensembles des graisses végétales hydrogénées, du saindoux, etc."

 

Définition : le saindoux est un aliment obtenu en faisant fondre la graisse du porc sans viande (panne et lard gras). Il est de couleur blanche, brillante, moelleuse et soyeux.                                                                                                                   

On trouve ainsi de la graisse de porc dans des bonbons bio ce qu'ignore certains végans ou végétalien.

 

Les acides gras trans d’origine industrielle (suite).

 

D’autres procédés industriels comme la désodorisation des huiles (ou encore le fait de rendre les huiles inodores, incolores ou peu sensibles à l’oxydation) sont générateurs d’acides gras trans (pratique très répandue dans le procédé de fabrication des huiles de table vendues dans les commerces classiques ou grande surface).

 

Si l’hydrogénation génère principalement des acides gras trans monoinsaturés, le procédé de désodorisation quant à lui est principalement à l’origine d’acides gras trans polyinsaturés.

 

En France, les graisses trans d’origine industrielle représentent environ 40 % de la consommation en graisses trans d’un adulte. Mais ce chiffre peut être nettement plus élevé chez les enfants, gros amateurs de cookies, croissant, viennoiseries et autres en-cas sortis des poches au moment du goûter. »

Fin du Nota.

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