NOTA 54

Il est important ici de préciser qu’il y a une différence fondamentale entre les molécules naturelles et celles de synthèse (vitamines, minéraux, oligoéléments, etc.). Les premières participent au bon fonctionnement du métabolisme de l’organisme et les secondes contribuent à créer des faiblesses et des désorganisations cellulaires.

 

De plus, les molécules de synthèse ont une très faible biodisponibilité au niveau cellulaire. D’autre part, la notion de rapport ou de « compétition » ou encore de « coopération » entre les nutriments est très importante.

 

« Gardons à l’esprit, que la cellule pour bien fonctionner, n’accepte que des molécules naturelles qu’elle sait reconnaître et utiliser depuis la nuit des temps. En effet, ces dernières sont les seules capables de respecter et d’assurer les mécanismes biologiques cellulaires en lien étroit avec l’évolution de notre capital génétique. » Claude Lagarde, docteur en pharmacie et biologiste.

 

Les ajouts de molécules de synthèse dans les aliments ou dans certains compléments alimentaires ne respectent pas toujours les rapports naturels existants entre chaque molécule sur le plan quantitatif, ce qui est délétère pour l’organisme. En effet, il existe un équilibre entre les apports des différents minéraux qu’il est important de respecter. On parle de phénomène de « compétition » ou de « cofacteurs ».

 

Par exemple, l’assimilation du Zinc sera très réduite si l’apport de Cuivre est trop élevé. Drueke et coll. (1986) ont établi les rapports entre les apports de divers minéraux. Les correspondances optimales sont :

 

- 5 à 6 fois plus de Zinc que de Cuivre

- 3 à 4 fois plus de Zinc que de Manganèse

- 2 à 3 fois plus de Calcium que de Magnésium

 

De plus la forme « ionique » apportée par le règne végétal est bien plus biodisponible au niveau cellulaire que la forme minérale. Elle est plus rapidement et plus totalement assimilable. Sous la forme ionique, les minéraux sont assimilables au niveau de la langue (perlinguale).

 

Le prix Nobel de Médecine de 1991, Erwin Neher, a démontré l’existence, au sein de chaque cellule, de canaux ioniques spécifiques pour chaque oligo-élément de dimension infiniment petite (en millionièmes de millimètres ou angströms). Ceux-ci ne laissent pas pénétrer les grosses molécules des sels minéraux, mais uniquement la fraction infiniment petite du minéral, les ions libres. Les liaisons chimiques fortes (comme les solutés synthétiques de gluconate) libèrent peu d’ions, contrairement aux molécules naturelles sous la forme ionique.

 

Les oligoéléments ioniques naturels sont les seuls assimilés par les cellules, leur poids moléculaire étant naturellement très faible. Ainsi, les sels chimiques à trop fort poids moléculaire ou à trop forte liaison ionique ne permettent pas une bonne assimilation minérale. Par conséquent, ce qui apparaît dans la plupart des produits comme un important apport minéral quantitatif avec de considérables concentrations de carbonates, gluconates, sulfates ou thiosulfates, cache en réalité une très médiocre biodisponibilité.

 

Le rôle des oligoéléments ne doit pas être conçu comme un apport quantitatif, mais comme une transmission d’éléments porteurs d’informations nécessaires à la cellule pour poursuivre sa vie et se renouveler.

 

Les orotates et les aspartates synthétiques dissolvent la membrane pour forcer le passage. De nombreuses sources d’oligoéléments de certains compléments alimentaires (comme les chlorures, sulfates, carbonates, phosphates, gluconates d’origine synthétique) appauvrissent le milieu cellulaire.

 

Selon le docteur Amadori, ils provoquent des coprécipitations avec d’autres sels, ou encore des biodégradations irréversibles. D’après le docteur Assoun, c’est le cas, par exemple, des gluconates synthétiques de cuivre pouvant entraîner des altérations cellulaires (excitation cellulaire, puis mort de la cellule).

 

Tout ceci qui explique pourquoi certaines personnes ont vu leurs maux parfois graves disparaître et leur santé s’améliorer après la suppression de compléments en vitamines et minéraux d’origine synthétique, parfois « supra-maxi-dosés ».

 

À la suite de la consommation de nutriments de synthèse, on a pu observer des troubles de la marche et de l’équilibre (ataxie), des neuropathies périphériques sensitives (dont certaines très graves et marquées au début par des paresthésies et des fourmillements des extrémités), des troubles de la mémoire, une dermatose vésiculeuse avec troubles nerveux, de l’acné aggravée ou déclenchée, un choc allergique, une dermite de contact, un arrêt de la lactation, une atteinte respiratoire chez le nouveau-né, des convulsions néo-natales, etc.                                       

Ref: The Lancet, N Engl J Med, Pharm Marketing, J Inherited Metabolic Diseases.

 

En revanche, les vitamines et les oligoéléments issus du règne végétal sont très bien assimilés par l’organisme et ne créent aucun dommage au niveau cellulaire.

 

Si, sur l’emballage d’un complément alimentaire, seule la mention « vitamine » ou « oligoélément X » est mentionnée sans qu’il ne soit précisé « d’origine naturelle » (comme les oligoéléments et vitamines issus du pollen, de germes de blé ou d’huîtres sauvages), c’est qu’il s’agit d’une vitamine ou d’un oligo-élément de synthèse. Il est très important pour cela de se référer à la liste des ingrédients sur l’emballage et non pas seulement aux arguments marketing utilisés dans les publicités.

 

Attention aux compléments alimentaires dont des ingrédients naturels et synthétiques sont mélangés ensemble pour donner de la crédibilité à leurs produits... !

 

C’est pour toutes ces raisons que choisir avec discernement la marque d’un complément alimentaire et même de certains produits alimentaires de consommation courante comme les huiles alimentaires, est une démarche importante.

 

Les gynécologues et médecins généralistes sont souvent amenés à recommander de l’acide folique ou vitamine B9. Or lors d'une telle supplémentation sélective en B9, les réserves en vitamine B12 sont monopolisées pour métaboliser l’acide folique ainsi apporté. Cela entraine ainsi une carence en vitamine B12, résultant alors en une incapacité à recycler l’homocystéine en méthionine indispensable pour la production de S-Adénosyl Méthionine pour les neuromédiateurs.

 

Cela provoque ainsi un excès d’homocystéine (homocystéinémie) qui constitue l’une des causes majeures des troubles cardiovasculaires, du dysfonctionnement des neuromédiateurs notamment causant la dépression et d’autres troubles. Encore une fois, il est donc préférable d’associer les vitamines du groupe B en sources naturelles et en proportions équilibrées pour couvrir tous les besoins journaliers de chacune d’elles simultanément.

Fin du Nota.

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