Lorsque l'on parle de l'environnement de l'Homme et d'épigénétique, il y a des données à prendre en compte. L'hygiéniste André Passebecq écrivait il y a 50 ans :

" Les végétaux, notamment les arbres, régénèrent l'air en produisant de l'oxygène à partir du gaz carbonique qu'ils absorbent. Mais il y a de moins en moins de végétaux et d'arbres et de plus en plus de source de destruction de l'oxygène. L'homme et les animaux sont menacés d'asphyxie. Dans la mer, les algues et notamment le plancton sont des régénérateurs de l'oxygène, mais ils sont détruits eux aussi à une vitesse accélérée par les produits pétroliers et les détergents, de même que par les toxiques chimiques utilisés par l'agriculture qui aboutissent à la mer. Des algues perturbatrices apparaissent en revanche, perturbant le milieu de vie des oiseaux, des poissons et des mammifères marins.

Le déboisement, qui dénude les sols et les incendies de récoltes et de forêts, contribuent puissamment à déséquilibrer le régime des vents et des pluies. L'altération de la couche d'ozone dans la haute atmosphère est imputable à l'émission de certains gaz fabriqués par l'homme (CFC, chimie agricole, pollution industrielle et automobile, etc)

La température de la planète se modifie jusqu'à sans doute atteindre à bref délai, un point de rupture au niveau des équilibres terrestres.

Chaque année, les déserts gagnent une superficie égale à la moitié de celle de la France. Or, la terre porte chaque jour 200 000 individus de plus (voir plus aujourd'hui en 2018) ; il faudrait donc, chaque jour, mettre en exploitation 130 000 hectares de terres cultivables, et l'on perd chaque jour plus de 200 000 hectares de terres !

On consomme chaque jour deux milliard et demi de mètres cubes de bois de construction, mais on n'en produit qu'un milliard et demi (de mètres cubes). L'eau utilisable par l'homme se raréfie. Beaucoup de nos réserves sont polluées.

Dans son besoin de produire plus, l'homme fait de plus en plus appel à la chimie. Les terres reçoivent un excès d'engrais, les plantes dégénèrent et sont attaquées par des maladies et des parasites. L'homme détruit les parasites mais en même temps il détruit les oiseaux et les adversaires naturels de ces parasites et il s'empoisonne lui-même. Les toxiques déposés sur la terre passent dans les rivières puis dans la mer, détruisant les poissons et une large partie de la faune et de la flore, y compris le plancton, rappelons-le.

Prenons l'exemple des nitrates, utilisé avec abus en agriculture courante. L’excès de ces fertilisants, pourtant d'origine naturelle, entraîne une pollution nitratée des légumes (épinards, carottes, salade, betteraves rouges...) dont l'ingestion par l'homme a au moins, deux conséquences :

1) - une hyposphyxie du fait que de la méthémoglobinémie induite par cet excès de nitrates qui inhibent la capacité des globules rouges à transporter l'oxygène.

2) - la formation de nitrites qui, par combinaison dans l'intestin avec des acides aminés, peuvent donner des nitrosamines fortement cancérigènes.

Un autre exemple : l'excès d'engrais potassique dans la culture des pommes de terre entre autres, chasse le magnésium. La carence magnésienne est à l'origine de la recrudescence de cas de cancers, de troubles nerveux (spasmophilie, par exemple), d'insuffisance d'assimilation calcique... Elle bouleverse l'équilibre calcium-phosphore.

On a calculé que le français moyen ingère chaque année environ quatre kilo de toxiques dans sa nourriture et ses médicaments. Son adaptation apparente à cette intoxication, même si elle se solde par un certain mithridatisation, ne se réalise est-elle pas au détriment de son capital somatique ou génétique ?

(La mithridatisation consiste à ingérer des doses croissantes d'un produit toxique afin d'acquérir une insensibilité ou une résistance vis-à-vis de celui-ci.)

Au niveau des équilibres naturels, l'excès de nitrates, de potasse etc., utilisés en agriculture pollue gravement les nappes phréatiques d'eau potable, les rivières et même les rivages côtiers, et détruisant les plantes aquatiques, les algues, les poissons et d'autres espèces animales.

La santé des animaux en souffre, comme celle de l'Homme.

Pas de santé, pas de guérison authentique, sans remise en ordre des grands équilibres biologiques et à tous les niveaux.

Les poissons et certains animaux, de même que certains champignons et algues, concentrent des éléments atomiques particulièrement redoutables, jusqu'à 350 000 fois la dose normale. Le consommateur de ces végétaux ou de ces poissons ou mammifères subit lui-même l'équivalent d'une irradiation. Les enfants, notamment, concentrent dans leur moelle et leurs os, le césium, le strontium, le cobalt des émissions atomiques, d'où résultent des altérations sanguines sournoises et plus ou moins rapidement fatales.

L'homme pollue son berceau, suivant l'expression du biologiste Jean-Rostand. Il pollue ces aliments qui deviennent de plus en plus toxiques, pathogènes et même cancérigènes et mutagènes.

Lorsque des dégradations excessives interviennent au niveau de la terre, et tel est bien le cas actuellement du fait de l'Homme, les équilibres naturels sont perturbés et notre planète souffre digestion, si nous pouvons dire. La terre devient malade et sa maladie et homologue à de celle de l'homme."

Fin du Nota.

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