Les jus d’herbe de blé ou d’orge.

C’est un extraordinaire moyen de se revitaliser.

Sportive de haut niveau, Karine Herry, qui est aussi médecin, a été 5 fois championne de France des 100 km et accumule les victoires sur la distance des 50 km. Pour réaliser de telles performances, autant dire qu’il lui faut des apports alimentaires particulièrement étudiés, outre une condition physique exceptionnelle.

Elle déclare : « Mes 8 années de pratique de course pour arriver au niveau international ont provoqué un cortège de manifestations classiques liées à ma pratique régulière d’entraînements et aux compétitions de longue distance : infections ORL, herpès labial épisodique, troubles légers du sommeil et de la mémoire, etc. La prise régulière de jus d’herbe d’orge, intégrée dans mon alimentation, a fait non seulement disparaître l’ensemble de ces troubles mais s’est avérée être un complément indispensable à la santé et même un atout de performance : en 10 jours seulement, effet net sur la qualité du sommeil et moins d’asthénie physique et intellectuelle au bout d’un mois.»

Ce témoignage est extrait de la revue « Belle-Santé ».

Malgré la grande richesse en nutriments du blé et les très bons résultats obtenus par Ann Wigmore dans son institut de santé Hippocrate avec le jus d’herbe de blé, quelques précisions sont néanmoins nécessaires.

Le jus d’herbe de blé produit une boisson à la saveur très sucrée qui ne convient pas à tout le monde, tant sur le plan gustatif que sur le plan biochimique. En cas de candidose, la mycose est nourrie par des aliments doux et sucrés, ce qui inclut l’herbe de blé douceâtre.

Le goût un peu amer de l’orge, surtout associé à un jus de carotte par exemple, convient mieux en général à bien des personnes.

Après de longs travaux en laboratoire, un chercheur japonais, le docteur Yoshihide Hagiwara, a découvert que parmi 200 plantes différentes analysées, le jus de jeunes herbes d’orge était celui qui fournissait les plus grandes quantités d’ingrédients actifs : vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes et de puissants antioxydants. À l’état de pousse, l’orge ne contient plus de gluten.

Le blé et le maïs sont les deux céréales qui ont été le plus modifiées par l’homme au cours des deux derniers siècles et elles ne conviennent pas à tout le monde pour cette raison.

Mode d’emploi du jus d'herbes d'orge.

Procurez-vous des bocaux ou germoirs et commencez par la germination des graines.

Trempez les graines environ 12 heures, puis rincez. Ensuite, faites-les germer dans des bocaux.

Procurez-vous de la terre non traitée. Prélevez-la de préférence en un lieu boisé, dans les quelques 30 à 50 centimètres de terre sombre située juste sous l’herbe ou sous les feuilles. Ou encore du terreau biologique en « jardinerie ».

Procurez-vous des plateaux d’environ 60 à 80 cm de long sur 15 à 20 cm de large ou encore de 48 cm de long sur 16 cm de large (plus standard), que l’on trouve en jardinerie.

Ils servent en principe à récupérer l’eau des bacs destinée aux plantes. Une douzaine de plateaux seront nécessaires : 6 comme bacs et 6 comme couvercles pour la première dimension proposée, ou une vingtaine pour la deuxième proposition, soit 2 fois 10.

Il est conseillé de se procurer une étagère assez haute, qui permettra de ranger tous les plateaux de manière méthodique. L’ensemble (plateaux et étagère) peut être placé dans la cuisine.

Récupérez vos graines préalablement germées au bout de 2 à 3 jours, en fonction de la température, et dès que les racines deviennent visibles.

Recouvrez l’un des plateaux d’une couche de 2 à 4 centimètres de bonne terre.

Répandez-y les graines germées et répartissez-les sans les serrer les unes contre les autres, ni les empiler.

Pulvérisez un peu d’eau sur les graines et la terre, mais modérément, pour éviter les moisissures. (

Procurez-vous pour cela un petit flacon avec une extrémité qui permet la pulvérisation comme ceux dont on se sert pour nettoyer les vitres. On en trouve dans les jardineries.)

Recouvrez le tout d’un autre plateau et placez l’ensemble à un endroit où la température ambiante est de 20 à 25° C. Choisissez un endroit ou l’air n’est pas confiné mais au contraire bénéficie d’un brassage régulier. Par exemple près d’une fenêtre ouverte.

Vérifiez chaque jour le degré d’humidité de la terre. N’arrosez que si nécessaire.

En été, au bout de 2 à 3 jours, si la température est plus fraîche, ôtez le couvercle et exposez le plateau à la lumière, mais jamais directement au soleil ardent. C’est l’équilibre entre lumière et ombre qui va produire une herbe de blé ou d’orge bien verte et bien fraîche.

Il est important d’arroser ou d’humidifier la terre et les graines 1 à 2 fois par jour grâce à un petit arrosoir, vendu au rayon jardinerie des magasins de bricolage (utiliser de préférence de l’eau filtrée).

Au bout de 7 à 8 jours, quand les pousses ou l’herbe auront atteint une taille de 8 à 15 centimètres au maximum, on pourra procéder à la récolte.

La coupe doit se faire au ras de la base, car la plupart des nutriments s’y trouvent concentrés. Il est conseillé de rincer l’herbe avec une eau de bonne qualité, afin d’éliminer certains micro-organismes pouvant être à l’origine de diarrhées ou de « désordres » intestinaux. Cette étape peut être évitée si vos pousses n’ont pas attiré de moucherons, par exemple.

On peut utiliser une essoreuse à salade pour évacuer toute l’eau. Si on ne peut faire autrement, il est possible de conserver au frigo l’herbe coupée dans des boîtes de plastique, pendant un maximum de 7 jours. Le jus devra être bu de préférence dès son extraction ou au maximum dans la demi-heure qui suit, en prenant soin de le mettre au frigo pendant ce laps de temps.

1 kg d’herbe de blé ou d’orge permet d’obtenir 300 grammes de jus. Un bouquet d’herbe de blé d’une épaisseur d’environ 1,5 centimètre de diamètre permet de produire environ 3 centilitres de jus. Il est recommandé d’en consommer quotidiennement de 6 à 12 centilitres par jour. Avec l’habitude, on peut en consommer bien plus.

Commencez tout d’abord par de petites quantités de 3 à 6 centilitres de jus pur ou mélangé avec d’autres jus de légumes (de carotte, par exemple) pour atteindre par la suite la dose de 3 à 6 centilitres, jusqu’à 3 à 4 fois par jour afin de se régénérer, ou en cas de problème de santé important.

L’extraction se fait avec un broyeur spécial très fin, à main ou électrique, vendu dans les magasins de diététique, par correspondance ou sur Internet. Certaines firmes proposent tous ces matériels, ainsi que de nombreux accessoires, en vente par correspondance.

On peut aussi tout simplement mâcher l’herbe de blé ou d’orge, mais on n’obtiendra ainsi que peu de jus. N’avalez pas les fibres, recrachez-les !

Au centre Hippocrate, en Floride, le jus d’herbe de blé est aussi utilisé comme lavement ou comme implant rectal. Les lavements destinés à nettoyer le côlon, suivis d’un implant d’herbe de blé, ont des effets très bénéfiques sur la santé. Sous la forme d’implant, purificateur du côlon, on insère du jus frais d’herbe de blé dans le rectum que l’on garde une vingtaine de minutes avant de l’expulser.

Mettez, dans une poire à lavement stérile, 3 à 6 centilitres de jus d’herbe de blé frais que vous insérerez dans le rectum. Puis après les avoir évacués, quelques minutes plus tard, refaites un implant de 3 à 6 centilitres de jus que vous laisserez s’éliminer naturellement dès que le besoin s’en fait sentir, le plus souvent après une vingtaine de minutes. La plupart du temps, l’organisme aura absorbé tout le jus.

Au centre Hippocrate, le jus d’herbe de blé est aussi utilisé en applications locales sur la peau pour la régénérer ou en cas de démangeaisons, de brûlures, d’égratignures, d’irritations, de piqûres, etc.

Fin du Nota.

Phone
Email
Messenger