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En ce qui concerne le soja qui est un sujet très polémique, on trouve effectivement différents travaux scientifiques qui ne jurent que par cette légumineuse tant elle aurait des vertus anti-ceci et anti-cela au point que dans pas longtemps, personne ne sera étonné qu’on nous affirme qu’elle peut ressusciter des morts… !
Le problème avec le soja c’est lorsque l’on quitte le terrain des affirmations péremptoires et de la théorie et qu’on le confronte avec les FAITS OBJECTIFS ; à ce moment-là, le monde merveilleux du soja a tendance à s’évanouir comme par enchantement.
Éléments toxiques du soja
Voici ce qu’affirme le DOCTEUR CLAUDE HUGHES à propos du soja.
Il s’est doté de certains moyens pour lutter contre ses prédateurs naturels. Il constitue ainsi un contraceptif oral puissant chargé de nombreuses toxines ce qui fait que les prédateurs qui en mangent diminuent en nombre et en taille.
Éléments toxiques du soja
Facteur d‘agrégabilité plaquettaire
Facteur antithyroïdien
Facteur anti-croissance
Facteur anti-trypsinogène qui entrave la bonne digestion des protéines, toxique pour le pancréas et anti-croissance.
Grande richesse en acide phytique inhibant l’absorption des minéraux et des oligo-éléments en particulier le zinc.
Action stéatogène, dépôt d’acide gras au niveau hépatique.
Il a été constaté chez de nombreux enfants nourris au lait de soja, une altération de la muqueuse intestinale avec dégradation des villosités, favorisant la maladie cœliaque du côlon.
L’avis de différents experts de la santé et de la nutrition, à propos du soja.
Henri Joyeux
Henri Joyeux est cancérologue, chirurgien des hôpitaux, enseignant à la Faculté de Médecine de Montpellier, professeur des universités, praticien hospitalier de cancérologie et de chirurgie digestive à l’université de Montpellier. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à l’écologie humaine et d’autres plus particulièrement ciblés sur l’alimentation.
Extrait d’une conférence du professeur Henri Joyeux du 2 avril 2009 :
« … À l’âge adulte, il est donc préférable de consommer du lait végétal, mais pas de lait de soja avant la puberté ou en cas de risque de cancer du sein, car il présente un taux de phytohormone œstrogène en trop grand nombre : j’ai déjà eu le cas d’une patiente de quatre ans et demi qui avait la poitrine d’une ado de 14 ans… l’arrêt du lait de soja que lui avait donné sa maman a suffi à régler le problème. »
À la question suivante posée par écrit au professeur Joyeux, voici sa réponse :
Question : « Quels sont d’après vous les aspects ou molécules du soja délétères pour la santé ? »
Réponse : « Trop de phytohormones qui s’orientent vers les stimulations ovariennes ou testiculaires selon le sexe de l’enfant. Chez des femmes en pré ou postménopause, le soja peut être en cause dans les récidives de cancer du sein. »
En fait, il n’y a pas que sur les humains que la consommation du soja pose des problèmes de santé. ( Chez les animaux, le soja pose aussi de graves problèmes… !)
Que disent l’expérience et l’analyse des faits objectifs ?
(Les faits sont têtus… malgré les affirmations péremptoires sur l’innocuité du soja par certains scientifiques.)
« Les premiers soupçons sérieux concernant le lien entre consommation de soja et baisse de fertilité remontent au début des années quatre-vingt-dix. En 1991, Richard et Valérie James, éleveurs d’oiseaux exotiques à Wangerai (Nouvelle-Zélande), achètent une nouvelle marque d’aliments pour leurs oiseaux, essentiellement à base de protéines de soja.
Ainsi nourris, les volatiles prennent leurs couleurs après quelques semaines seulement, alors qu’habituellement il faut attendre la maturité sexuelle, soit entre neuf et vingt-quatre mois. Cette précocité constituait d’ailleurs l’un des arguments de vente du fabricant, qui montrait dans une publicité un Crimson Rosella rouge foncé de onze semaines déjà brillamment colorées, alors que ce perroquet australien prend normalement ses couleurs entre dix-huit et vingt-quatre mois.
Malheureusement, les années suivantes, non seulement les oiseaux du couple d’éleveurs connaissent une baisse de fertilité, mais leurs petits présentent des malformations du bec et des os, ainsi que des goitres. Par ailleurs, ils sont atteints de troubles du système immunitaire et ont un comportement pathologiquement agressif.
L’autopsie révèle une désintégration complète du tube digestif. La famille James fait appel à un toxicologue, le Dr Mike Fitzpatrick, qui apporte les preuves que les troubles observés (en particulier les perturbations de la fertilité) sont imputables à la consommation de soja.
S’appuyant sur des études des années cinquante qui avaient démontré que la génistéine provoque des perturbations hormonales chez les animaux, le Dr Fitzpatrick a analysé ces aliments pour oiseaux. Sans surprise, il découvre qu’ils présentent une teneur élevée en génistéine. Le couple d’éleveurs cesse de donner les aliments suspects à ses oiseaux, et progressivement, ceux-ci retrouvent des cycles de reproduction et des comportements normaux. » Source : voir article publié sur le site : https://www.agriculture-environnement.fr/
Ce genre d’expérience fait voler en éclat toutes les belles théories à propos du soja, considéré par certains, comme un « alicament » aux vertus quasi miraculeuses.
Autre extrait d’un article que vous pouvez découvrir sur le lien suivant :
Vous y découvrirez notamment comment le lobby de l’industrie du soja a agi par toutes sortes d’artifices pour transformer cette légumineuse insipide en produit miracle.
« La clé de cette fulgurante réussite économique réside dans une stratégie de promotion particulièrement habile, parfaitement résumée par l’un des porte-parole de l’industrie du soja : la façon la plus rapide d’attirer la confiance de l’acheteur dans les couches de population les moins aisées (…) est de fabriquer un produit consommé par les plus riches en raison de ses seuls mérites.
En d’autres termes, il s’agissait de transformer cette légumineuse insipide en produit miracle, prévenant contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, éliminant les bouffées de chaleur et solidifiant les os. Bref, de promouvoir le soja au rang d’alicament paré de presque toutes les vertus. »
Une des stratégies des lobbies de l’agroalimentaire en général, lorsqu’ils sont remis en cause, est de se poser en victime et de jeter l’anathème sur les chercheurs qui osent remettre en cause certains aspects délétères de leur produit, allant même jusqu’à les discréditer… !
C’est ainsi que certains nutritionnistes, médecins généralistes, professeurs de médecine, ou diverses autres personnes qui ont osé critiquer le soja sont dénoncés comme des « vendus » à l’industrie des produits laitiers ou de la viande.
Cet argument majeur utilisé pour réfuter tous travaux qui « osent » remettre en cause le soja a justement été mis en œuvre pour décrier tous les auteurs qui ont écrit des livres sur ce thème, avec une approche critique, mais objective. En effet, désormais, lorsqu’on cite un livre ou un auteur qui remet en cause le soja, il suffit qu’on lui oppose l’argument fatal : « ils sont payés ou achetés par l’industrie du lait ou de la viande », pour couper court à tout échange sérieux. Ceci a surtout pour intérêt de faire l’économie d’une réelle discussion.
N’hésitez pas à faire le test !
Robert Masson
Voici l’avis de Robert Masson, naturopathe de réputation internationale, qui illustre si bien le mariage entre le bon sens, l’expérience et la science. Il a enseigné pendant plusieurs années la naturopathie à la faculté de médecine Paris XIII à des médecins. Aujourd’hui, grâce à sa longue expérience de plus de 60 ans, et après avoir rencontré des milliers de « patients » et des centaines d’élèves, son opinion apparaît intéressante. Son expérience en cabinet auprès de milliers de personnes, sans constituer une preuve irréfutable, permet de constituer un faisceau d’éléments qui sont à considérer avec autant d’attention que les travaux et analyses scientifiques obtenus en laboratoire.
Extrait d’un échange téléphonique au cours du mois d’octobre 2013, avec Robert Masson à propos du soja.
« Voici mes observations en ce qui concerne la consommation du soja. J’ai vu de nombreux cas où des femmes étaient atteintes de kyste de l’ovaire, et de mastose. Ces femmes étaient de grandes consommatrices de lait de soja, de yaourt au soja et de crème au soja. J’avais un suivi régulier avec ces personnes. Et l’arrêt de la consommation de ces produits au soja a entraîné la disparition totale de tous ces « maux » sans aucun autre traitement ou « réglage » alimentaire en l’espace de trois à six mois et parfois moins. Dans d’autres cas, cela n’a pas suffi, car les causes étaient ailleurs. Ces problèmes pathologiques peuvent aussi avoir d’autres origines. Mais souvent, la suppression de la consommation des produits au soja a permis une totale guérison, lorsqu’ils en étaient la cause. »
À propos du lien éventuel qu’il y a entre la consommation du lait de soja et des problèmes génitaux pour les garçons, Robert Masson, sans pour autant proposer son expérience comme une preuve formelle, déclare :
« J’ai rencontré un garçon de 17 ans, qui avait un pénis de 3 cm ou micro-pénis. Il n’a jamais pu se marier. Papa et maman étaient parfaitement constitués. J’ai appris que cet enfant avait été nourri la première année de sa vie au lait de soja… »
On est en droit de se poser des questions ici, même si les causes peuvent être multiples. Ceux qui veulent vous rassurer vous diront qu’après examen de toutes les recherches et travaux scientifiques, il ne ressort aucune preuve d’effets hormonaux chez l’être humain en relation avec la consommation de soja… !
Cependant, n’est-il pas déjà arrivé dans le passé pour d’autres sujets (par exemple l’innocuité de certains médicaments, molécules diverses) que certains lobbies nous rassurent à grand renfort de travaux scientifiques divers et un beau matin, après des années de dégâts sur des centaines, des milliers (voire des millions) de gens, un scandale sanitaire sans précédent éclate au grand jour ?
Est-ce que, malgré des travaux de recherches scientifiques qui précisent que le soja ne présente aucun danger sur le plan de la santé, on ne pourrait pas malgré tout conseiller et pratiquer le « principe de précaution » qui nous mettrait à l’abri d’erreurs humaines, dont les conséquences peuvent s’avérer quelques fois irrémédiables ?
Robert Masson précise encore :
« Le cas le plus frappant et le plus extraordinaire que j’ai vu à propos du soja dans toute ma carrière est le suivant : il s’agissait d’une famille. Il y avait trois filles que j’ai rencontrées séparément, à l’époque où chacune d’elles traversait l’adolescence. Toutes ces filles étaient en bonne santé. Sauf l’une d’elles qui, à l’âge de 11 ans, présentait des kystes de l’ovaire. Or c’est la seule parmi les trois filles qui, en raison d’une allergie au lait de vache, avait été nourrie la première année de sa vie quasiment uniquement au lait de soja. Pour moi, c’est totalement symptomatique. »
Bien sûr que l’on peut affirmer que cela n’est pas une preuve car d’autres éléments « parasitaires ou périphériques » peuvent provoquer les mêmes conséquences, et ainsi ne plus être attentif à ce genre d’expérience.
Robert Masson ajoute :
« Je n’ai pas constaté que cela. J’ai vu de nombreuses personnes ayant des troubles digestifs gravissimes. De mauvaises digestions chroniques, entraînant des épuisements avec parfois céphalées, prurit de la peau, démangeaisons de la peau, et aussi des impressions considérables de vieillissement ou « coup de vieux ».
C’est-à-dire grande fatigue, fonte musculaire, moins de résistance à l’effort.
Tous ces signes, dans ces cas précis, se sont amendés avec la suppression totale du soja. Je pense que cela est vraisemblablement dû au fait que le soja cru des yaourts et du lait de soja contient des inhibiteurs d’enzymes qui bloquent la fonction de la trypsine et autres enzymes nécessaires à la digestion des protéines. Ça provoque une carence d’acides aminés, entraînant un affaiblissement général de l’organisme.
Différents travaux ont montré que ces inhibiteurs de trypsine se trouvent essentiellement dans la partie liquide du soja cru. C’est-à-dire qu’on le trouve particulièrement dans les laits de soja et dans les yaourts de soja. Par contre, lorsque le soja a été coagulé, sous forme de tofu par exemple, la partie liquide a été enlevée et il est ainsi moins nuisible. Le soja qui a été très longuement cuit voit ses inhibiteurs de trypsine quasiment tous détruits. Mais le moyen le plus sûr, c’est lorsque le soja a été très longuement fermenté. Par exemple sous forme de miso ou de tamari. »
En conclusion, Robert Masson déclare :
« Les Japonais mangent traditionnellement une quantité de tofu ou de miso, mais ils les mettent souvent dans un bouillon de poisson riche en minéraux et en acides aminés. Ainsi, les effets délétères du soja sont très atténués et les inhibiteurs de trypsine (enzyme pancréatique qui dégrade les protéines en acides aminés) voient leurs effets dangereux considérablement diminués, grâce à l’apport considérable de protéines sous différentes formes. Contrairement à ce qui a été dit, les Okinawaïens ne sont pas des végétariens, puisqu’ils mangent du poisson, des fruits de mer et du porc. Ils mangent beaucoup de légumes, d’algues, mais peu de fruits.
Je ne suis pas contre le soja, deux à trois fois par semaine, consommé avec des céréales et un peu de poisson par exemple, à condition que le soja soit longuement cuit ou longuement fermenté et surtout s’il y a un apport journalier suffisant de protéines d’origine animale (viande ou poisson, œuf, fruit de mer, etc.) dans l’alimentation.
Ce qui est dangereux, c’est la consommation régulière, voire quotidienne, de soja cru qu’on trouve dans les laits, les yaourts, les crèmes, même pour les adultes. Ils sont nuisibles assez rapidement pour le pancréas. Le yaourt de soja est une fausse appellation. Ce n’est pas un yaourt, parce que ce n’est pas véritablement du lait. Mais aussi parce qu’il n’est pas fermenté, mais gélifié dans le cadre du « yaourt » de soja. »
Voici l’avis de différents experts de la santé et de la nutrition.
Dr Bérengère Arnal-Schnebelen
Voici l’avis du Dr Bérengère Arnal-Schnebelen (gynécologue, responsable du DU de phytothérapie, Faculté de Médecine Paris XIII) :
« … La plante la plus étudiée à ce jour est le soja, Glycine soja. L’interprétation de certaines données épidémiologiques a pu faire penser et publier que les femmes japonaises qui consommaient du soja depuis leur petite enfance présentaient, de ce fait uniquement, moins de cancer du sein. Un pas facile avait été franchi, informant le grand public d’une soi-disant protection par rapport au cancer du sein, et de leur innocuité chez une femme présentant un cancer gynécologique hormono-dépendant (sein, endomètre).
Nous avons été les premiers à informer, par voie de presse, de la nécessité absolue d’observer pour les traitements hormonaux phytothérapies (TPS) les mêmes contre-indications que pour les THS (Traitement hormonal substitutif), c’est-à-dire les cancers gynécologiques hormono-dépendants du sein et de l’endomètre, et les accidents thrombo-emboliques, contrairement à ce que soutenaient des laboratoires, leaders d’opinion.
Fort heureusement, les médecins allopathes sont revenus sur ces assertions, non dénuées de danger pour les femmes concernées.
Rappelons qu’une femme sur neuf en France est atteinte d’un cancer du sein, contre une femme sur 40 au Japon. Des interprétations rapides des données épidémiologiques ont attribué cette différence importante à la consommation de soja par les Japonaises depuis l’enfance. Il semblerait que ce faible taux soit multifactoriel et lié à un mode de vie totalement différent.
La qualification de compléments alimentaires, actuellement donnée aux produits phyto-hormonaux, complique grandement une situation qui n’est déjà pas simple, mais elle apporte de grandes satisfactions commerciales aux laboratoires les mettant sur le marché. 19 produits sont déjà en vente en pharmacie, sans compter les produits vendus par correspondance et dans les boutiques diététiques. Cette qualification encourage de plus l’automédication, qui n’est sûrement pas sans danger, surtout si la femme n’est pas régulièrement suivie par un médecin, car le risque de cancérisation sous TPS (Traitements Hormonaux en Phytothérapie) n’est pas éliminé. »
Ce médecin précise aussi :
« Les intérêts commerciaux et la recherche du sensationnel, les notions de mode doivent passer au second plan. Mais nous devons être vigilants, car de nouveaux problèmes liés à la mode du soja se profilent : – Le risque iatrogène de situation d’hyperoestrogénie chez des femmes prenant conjointement un THS, des phyto-oestrogènes et consommant en plus des aliments à base de soja. – Mais plus graves encore sont les doses de phyto-oestrogènes ingérées par les enfants en bas âge, nourris au lait de soja.
Des dosages récents effectués par le docteur Bennetau-Pelissero à l’ENITA de Bordeaux, confirment la présence de l’équivalent d’un TPS (traitements hormonaux phytothérapies) dans un litre de lait de soja, soit environ 75 mg par jour.
Ceci, rapporté au poids de l’enfant, équivaut à des doses 7 à 11 fois supérieures à celles ingérées par une femme ménopausée pour se traiter. Les fabricants interrogés, auxquels il était suggéré d’enlever les phyto-oestrogènes du lait de soja destiné aux enfants, ont mis en avant le coût élevé de cette manipulation… »
Julien Venesson
Voici des extraits d’un article dédié au soja, écrit par Julien Venesson – spécialiste de nutrition et micronutrition – et publié par la revue « Alternatif bien-être » N° 122 de novembre 2016 :
« … Mais pour un enfant nourri avec une formule maternisée au soja, l’exposition est 7 fois plus grande que pour un adulte vivant en Asie. De plus, si l’on considère les niveaux sanguins des différents isoflavones du soja (notamment le génistéine), les concentrations retrouvées dans le sang d’un enfant peuvent être 13 000 à 22 000 fois plus fortes que celles de ses propres œstrogènes naturels ou 50 à 100 fois plus fortes que celles des œstrogènes naturels d’une femme enceinte. Par comparaison, les niveaux d’isoflavones du lait maternel humain sont 200 fois plus faibles. »
« … En cas de cancer du sein déjà déclaré, peu d’études ont évalué les effets du soja. Il existe des travaux effectués sur des cultures cellulaires en laboratoire ou sur des rats : ces derniers indiquent que la consommation de soja pourrait activer des gènes qui facilitent la prolifération du cancer. Une étude humaine sur 140 femmes semble confirmer cette dangerosité, sans qu’on sache réellement comment cela se traduit en termes d’évolution de la maladie. En tout état de cause, il nous semble qu’en cas de cancer un comportement prudent est le plus adapté, ce qui implique de limiter sa consommation de soja. »
« …En 2009, des chercheurs anglais ont publié dans un journal médical les résultats d’une analyse de plusieurs dizaines d’études scientifiques faites sur le soja. Totalisant des données sur plusieurs milliers de femmes pré-ménopausées, ils ont ainsi pu constater que la consommation de soja, même à des quantités raisonnables, allonge la durée du cycle menstruel (d’une journée en moyenne), et diminue les niveaux de LH et FSH, deux hormones produites par le cerveau et qui jouent un rôle important dans le maintien de la fertilité. »
Conclusion sur la consommation de soja
Lorsqu’on s’intéresse aux propriétés biochimiques du soja avec ces particularités spécifiques qui en font un produit dont la consommation très prudente s’impose surtout à certains moments de la vie, on ne peut être qu’étonné que certains « spécialistes de la santé ou experts en nutrition… » déclarent que cette légumineuse est un produit alimentaire tout à fait classique, « ni bon, ni mauvais » dont on n’a rien à redouter de particulier et qui, comme beaucoup de plantes contient des alcaloïdes ayant des propriétés thérapeutiques ou toxiques.
Il est bon de préciser qu’il est nécessaire d’étudier les effets de chaque alcaloïde et leur concentration dans telle ou telle plante. Ce qui est particulier au soja, c’est justement sa forte concentration en phyto-œstrogènes qui ne peut être comparée aux autres plantes qui en contiennent.
Ces spécialistes de la santé laissent entendre que le soja est une plante ne présentant pas plus de risque que n’importe quel autre aliment de consommation courante. Ils acceptent juste de concéder que le soja peut ne pas convenir à tout le monde, ni plus ni moins.
Pour mieux défendre leur logique, ces personnes déclarent : « l’excès de tout est mauvais ». Avec une telle formule « passe-partout », ils ont le sentiment que le débat est clos.
On pourrait leur répondre que le seuil de nocivité pour la santé est atteint par certains aliments bien plus facilement et rapidement que d’autres. Et donc, on ne peut pas vraiment affirmer que le soja est un aliment tout à fait ordinaire, dans le cas d’espèce.
Ne pas publier d’informations identiques ou équivalentes à celles que l’on vient de citer, dédiées au soja, dans le but de faire passer cet aliment pour un produit idéal (selon certains auteurs) exempt d’inconvénients majeurs, ne risque-t-il pas au final de s’avérer délétère et dangereux pour la santé de différents consommateurs ?
Éric Darche, directeur de l’ENHED
Téléphone : 09 50 24 05 34
Mobile : 06 40 11 21 30
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